La GRC publie le rapport sur la fusillade de Moncton

La GRC publie le rapport sur la fusillade de Moncton

Le rapport sur Moncton fusillade qui a fait trois morts et deux blessés parmi les agents de la GRC en Juin 2014 recommandations est que les exercices annuels ‘ opérations tactiques nuit avec service ‘ air s, sont faites

16-01-2015 | 10h18

Dernière mise à jour: 16-01-2015 | 11h14

OTTAWA – Le rapport sur la fusillade de Moncton, où trois policiers sont morts et deux autres blessés en juin 2014, recommande que des exercices annuels d’opérations tactiques de nuit, avec le Service de l’air, soient mis au point et que les membres du GTI y participent pour maintenir leurs acquis.

Il s’agit de l’une des 64 recommandations qui figurent dans le document rendu public vendredi matin par la GRC à Moncton. La GRC a dit qu’elle accepte l’ensemble de ces recommandations. L’examen sur la fusillade et la chasse à l’homme du 4 au 6 juin 2014 a été mené sous la direction du commissaire adjoint à la retraite Alphone MacNeil.

M. MacNeil a noté plusieurs lacunes en matière de communications entre les différents intervenants et au chapitre des technologies utilisées, comme les fréquences radio.

«Pendant toute la soirée, les membres ont répondu à des appels de personnes affirmant avoir aperçu l’homme armé, mais chaque fois il était impossible de vérifier s’il s’agissait bien du suspect et ces messages étaient diffusés à la radio sans être accompagnés d’informations suffisantes et d’un sens tactique», expose le rapport d’examen.

«La STO (station de transmissions opérationnelles), entre autres, a affecté les membres à des emplacements généraux du périmètre, cependant les membres n’ont pas été avisés de signaler leur position. Personne au Détachement de Codiac n’effectuait le suivi de ces emplacements, des identités des membres, des armes supplémentaires sur place ou de la durée des quarts de travail. Les membres qui ont répondu aux questions de l’équipe d’examen ont décrit cette période comme étant chaotique et désorganisée», peut-on aussi lire dans le document de quelque 200 pages.

Le rapport souligne aussi que peu très d’agents portaient le gilet pare-balles rigide (GPBR) et précise aussi qu’il n’y avait pas suffisamment de gilets pour tous.

«Bien des agents n’étaient pas au courant qu’un de ces gilets se trouvait dans le véhicule, et d’autres ne savaient pas comment le porter adéquatement. Cela témoigne d’un manque général de connaissances et de compréhension en ce qui concerne la façon dont le GPBR doit être porté et les circonstances où il doit l’être», mentionne le document.

Vers une meilleure préparation

Les recommandations ont pour but de mieux préparer les agents de première ligne dans un contexte en perpétuelle évolution. Elles sont rassemblées en cinq grands thèmes: la supervision, la formation, la technologie et l’équipement, de même que les communications et l’assistance post-traumatique.

Le rapport recommande aussi que les Services nationaux de communication élaborent un plan qui servira de référence pour assurer une relève au personnel des communications divisionnaires en cas de situation de crise de longue durée. Ce plan devra tenir compte des besoins de chaque division.

M. MacNeil suggère en outre à la GRC de prendre des mesures immédiates pour accélérer la distribution des carabines de patrouille à l’échelle de l’organisation.

«Nous devons tirer des leçons de ce drame. Il nous incombe de veiller à ce que tous nos employés de première ligne soient le mieux préparés possible à affronter les menaces qui les attendent chaque jour», a indiqué dans un communiqué la sous-commissaire de la GRC, Janice Armstrong.

Victimes

Les agents David Ross, 32 ans, Doug Larche, 40 ans, et Fabrice Gevaudan, 45 ans, ont été tués par balle, le soir du 4 juin 2014. Les policiers Éric Dubois et Darlene Goguen avaient également été blessés.

Les policiers avaient été abattus lors d’embuscades par le tireur, Justin Bourque, 24 ans, dans un quartier de Moncton. Bourque s’était réfugié dans un boisé.

«Nous avons le devoir de faire une analyse critique de ce qui s’est passé, non pas pour jeter le blâme, mais pour améliorer les opérations futures, a ajouté Bob Paulson, commissaire de la GRC.

Justin Bourque a été condamné en octobre dernier à trois sentences consécutives de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 75 ans. Il avait reconnu sa culpabilité à trois accusations de meurtres prémédités et deux accusations de tentative de meurtre.

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