La nouvelle vie de Vincent Lecavalier

La nouvelle vie de Vincent Lecavalier

TAMPA | Le 22 avril 2016. Les Kings de Los Angeles tombent au premier tour des séries contre les Sharks de San Jose. Une élimination en cinq matchs. Cette soirée marque également la sortie de Vincent Lecavalier dans la LNH.

Élu la troisième étoile du match dans un revers de 6 à 3, grâce à quatre tirs et trois mises en échec, Lecavalier a fait un dernier salut aux partisans du Staples Center de Los Angeles.

« Je me rappelle bien ce match, a dit Lecavalier lors d’une longue entrevue téléphonique au Journal de Montréal. Ce n’était pas la fin parfaite. J’aurais aimé gagner la coupe Stanley pour une deuxième fois, mais j’étais heureux d’obtenir ce deuxième souffle avec les Kings.»

La veille de ce dernier tour de piste, Lecavalier venait de célébrer son 36e anniversaire de naissance. Une journée plus tard, il se retrouvait dans la peau d’un jeune retraité.

« Oui, je suis en paix avec mon choix, a souligné l’ancienne gloire du Lightning de Tampa Bay. Je ne sais pas si les gens le savent réellement, mais je voulais tellement sortir de Philadelphie que j’ai proposé à mon agent de dire aux autres équipes que je promettais de me retirer à la fin de l’année si je pouvais être échangé. »

« Mes enfants vieillissent un peu. Je m’imaginais à la retraite du hockey vers l’âge de 36 ou 37 ans. Je voulais partir des Flyers. Ça devenait attrayant pour les autres équipes puisqu’elles n’avaient pas à s’engager avec moi pour deux autres saisons à un assez gros salaire. J’aurais possiblement pu jouer encore un peu, mais j’ai respecté ma parole et ma promesse. »

Lecavalier gardera un bon souvenir de son bref passage à Los Angeles.

« J’ai adoré mes 40 derniers matchs avec les Kings et les séries aussi, a-t-il mentionné. Je suis vraiment content de ma fin. J’ai connu une belle carrière, j’ai gagné une fois la coupe Stanley avec le Lightning et le hockey m’a procuré une multitude de belles choses. »

« Mais je ne m’imaginais plus voyager aussi souvent et rester loin de ma femme et de mes trois enfants. J’ai des enfants de six, cinq et trois ans. Je ne peux pas être plus heureux qu’aujourd’hui. »

De retour dans sa ville d’adoption à Tampa, Lecavalier consacre maintenant encore plus ses énergies à sa femme Caroline et à ses trois enfants, Victoria, Gabriel et Amélia.

«Mon premier rôle est celui de père de famille ! Je reste pas mal occupé. J’ai un projet de rénovations en ce moment. Mais je passe énormément de temps avec mes enfants. J’ai le bonheur de les reconduire à l’école. Ils finissent à 14 h 30. Ma fille joue au golf deux fois par semaine, mon garçon joue au hockey deux et trois fois. Je sors justement de l’aréna avec lui. Le jeudi soir, je coache des jeunes de 5 et 6 ans à Tampa.»

«Je suis tellement heureux de rattraper du temps perdu avec ma famille, a-t-il continué. À mes deux dernières saisons, je regardais le calendrier et j’appréhendais les longs voyages. Quand tu pars pour 13 jours dans l’Ouest, je trouvais ça long. Après trois jours, je trouvais ça difficile. Je m’ennuyais de mes enfants et de ma femme. J’adore ma vie à Tampa. Je passe du temps de qualité avec eux. On fait plein de choses, on reste actifs en famille. On ne se tourne pas les pouces à rester à la maison.»

Des plans en veilleuse

TAMPA | Vincent Lecavalier regarde plusieurs matchs du Lightning au Amelie Arena. Il s’est réconcilié depuis longtemps avec Jeff Vinik et Steve Yzerman qui avaient choisi de racheter son contrat au mois de juin 2013.

À la retraite depuis quelques mois seulement, l’ancien centre est ouvert à l’idée de travailler pour l’organisation du Lightning. Mais pas à court terme.

« Je ne dirais pas non à une offre du Lightning si je peux rester à la maison, a-t-il confié au Journal. À la fin de l’année, je discuterai avec le Lightning. Je désirais prendre ça tranquille pour cette année. Je sais aussi que je ne voudrais pas dans les cinq prochaines années d’un emploi qui me forcerait à voyager constamment. J’ai de jeunes enfants et je ne veux pas m’éloigner d’eux. »

« Je suis en très bon terme avec le Lightning, a-t-il poursuivi. J’ai beaucoup de respect pour le propriétaire, Monsieur Vinik. Je suis souvent là pour les matchs de l’équipe, mais je n’ai pas encore eu de réelles discussions avec eux. Je participe à plusieurs évènements caritatifs. Je reste un Lightning dans mon c’ur. »

Des voyages en avion, des nuits à l’hôtel et des soupers au restaurant, Lecavalier a connu cette routine lors de ses 17 saisons. Il n’a pas l’intention d’y replonger.

« Je parlais avec un recruteur l’an dernier. Il ne travaillait même pas à temps plein pour une équipe de la LNH et il a regardé 115 matchs. C’est énorme. Je ne m’imagine pas vivre ça. Avec l’âge de mes enfants, je veux rester à la maison. »

En suivant son principe fondamental de ne pas voyager, Lecavalier restera loin des métiers d’entraîneur, de directeur général et de recruteur. Un poste d’ambassadeur avec le Lightning répondrait plus aux critères.

« Ma position pourrait changer dans les prochaines années, mais je ne me vois pas dans un boulot strictement lié au hockey. Ma vie recommencerait à tourner uniquement autour du hockey et ce n’est pas ce que je recherche. »

Sur le plan monétaire, Lecavalier a aussi une grande liberté. Le Lightning, qui a racheté son contrat à l’été 2013, lui versera un salaire de 1,761 million jusqu’à la fin de la saison 2026-2027.

Contrairement aux gloires des autres générations, Lecavalier a joué à une époque où les joueurs étoiles gagnaient des salaires leur permettant d’être indépendants de fortune. Selon Capfriendly, il a empoché 90 millions en 17 saisons dans la LNH.

Une carrière en chiffres

949 points en carrière

3 nombre d’équipes dans la LNH (Lightning, Flyers, Kings)

1 premier choix au repêchage de 1998 par le Lightning

1 une bague de la Coupe Stanley (En 2004 avec le Lightning)

52 nombre de buts quand il a gagné le trophée Maurice-Richard (2007)

108 plus grand nombre de points en une saison (2007)

848 minutes de punition en carrière

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