Labeaume met en garde Ottawa

Labeaume met en garde Ottawa

BORDEAUX | Faisant directement appel au premier ministre Justin Trudeau, Régis Labeaume prévient Ottawa qu’il se battra de toutes ses forces dans le dossier de la peinture du pont de Québec.

La date butoir du 30 juin, fixée par les libéraux fédéraux eux-mêmes, sera atteinte cette semaine sans qu’aucune solution à cet épineux dossier ait été trouvée.

«Dans le fond, ils espèrent qu’avec le temps, la question va s’épuiser. Ils nous connaissent mal. Ça ne s’étirera pas. On va toujours le leur rappeler», s’est exclamé le maire Labeaume, hier.

Ce dernier a également soutenu «qu’à un moment donné, il va falloir que le bureau du premier ministre [Trudeau] embarque dans le dossier. C’est évident pour moi».

Il y a environ un an, lors de la campagne électorale fédérale, les libéraux avaient promis de «prendre [leurs] responsabilités» d’ici le 30 juin 2016 pour la peinture du pont rouillé.

Deuxième rencontre attendue

Une première rencontre au sommet, réunissant toutes les parties au dossier, a eu lieu le 21 janvier dernier. Des discussions pour fixer la date d’une seconde rencontre ont débuté, mais elles n’ont toujours pas abouti. «Ça ne doit pas être si compliqué que ça. Je ne sais pas ce qu’ils vont faire. Le plus tôt est le mieux», a glissé le maire.

Du côté du Canadien National (CN), propriétaire de l’infrastructure, le porte-parole Pierre Yves Boivin a indiqué, hier, que son entreprise «n’a pas reçu d’invitation pour l’instant» pour cette fameuse deuxième réunion.

Photo d’archives

Régis Labeaume

Alors que les célébrations en vue de souligner le centenaire du pont de Québec se profilent à l’horizon, à partir de septembre prochain, le maire Labeaume ajoute que le gouvernement fédéral a toutes les raisons du monde de se sentir gêné.

«Laisser le pont dans cet état là pour ses 100 ans, c’est gênant, a-t-il déploré. Ils sont responsables. Ils devaient protéger le pont et ils ne l’ont pas fait. Ils ont autant de responsabilités que le CN.»

Comme le révélait Le Journal il y a cinq semaines, Ottawa en est arrivé à la conclusion qu’il lui était impossible de forcer le CN à payer pour la peinture du pont.

Le gouvernement fédéral a donc renvoyé la patate chaude au provincial et aux villes de Québec et de Lévis dans ce dossier.

PONT DE QUÉBEC

Inauguré en 1917
Propriété du CN depuis 1993
Coûts de la peinture évalués à 350 millions, voire 400 millions de dollars
5000 automobiles, 8 trains de passagers de VIA Rail et 4 trains de marchandises du CN l’empruntent quotidiennement

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