L’absence de casque de ceinture et l’inexpérience du conducteur à l’origine d’un accident mortel de côte à côte

L'absence de casque de ceinture et l'inexpérience du conducteur à l'origine d'un accident mortel de côte à côte

SAINTE-HÉLÈNE-DE-KAMOURASKA  |  Si la fillette de 11 ans qui est décédée dans un accident de côte à côte l’été dernier dans le Bas-St-Laurent avait porté son casque et sa ceinture, le résultat aurait été différent, soutient le rapport du coroner.

Le 28 juin dernier, Kassandre Landry était la passagère du véhicule côte à côte conduit par son frère de 13 ans. Les deux préados s’apprêtaient à aller aider leurs parents sur leur ferme à Sainte-Hélène-de-Kamouraska.

Le VTT s’était renversé sur le côté lorsque le jeune homme avait effectué un demi-tour sur le terrain situé à l’arrière de la résidence familiale. «Le conducteur du VTT n’avait pas énormément d’expérience avec la conduite d’un tel engin. Bien sûr, si le casque de protection avait été porté et si la ceinture avait été bouclée, la fin aurait été fort différente», écrit la coroner Renée Roussel dans son rapport. La jeune fille a subi une blessure à la tête mortelle après avoir percuté violemment une pièce métallique de renforcement du cadre de l’habitacle, avant d’être éjectée et écrasée par le côte à côte.

Photo courtoisie

Kassandre Landry

Causes multiples

Le rapport fait état de causes multiples pour expliquer l’accident. En plus des aspects de sécurité, elle évoque la légère pente du terrain où le conducteur a fait sa man’uvre, ce qui a contribué au renversement.

Qui plus est, la coroner Roussel affirme que le conducteur utilisait l’un des trois modes de fonctionnement du véhicule, qui limitait la vitesse et le couplage avec le moteur à 50 % de sa puissance. «La pointe de vitesse que le VTT a atteinte au moment de la man’uvre n’a pas excédé 10 km/h selon les données extraites de l’ordinateur de bord du VTT.»

Ce serait aussi un facteur qui a contribué au renversement. Quant à la pièce métallique de renforcement qualifiée de mince et coupante, la coroner a constaté que la pièce installée sur le nouveau modèle 2016 a dorénavant un rebord très rond.

Il n’y a pas de mention, dans le rapport rendu public mercredi matin, au sujet de l’âge légal pour conduire un tel engin. En effet, au moment de l’accident, il fallait être âgé d’au moins 18 ans pour conduire un tel véhicule, selon la Loi sur les véhicules hors route.

Renée Roussel conclut à un accident et un décès attribuable à un traumatisme craniocérébral majeur.

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