L’attrait du bord de l’eau reste fort

L'attrait du bord de l'eau reste fort

Les courtiers immobiliers assurent que les acheteurs ont la mémoire courte et ils ne s’attendent pas à voir baisser la valeur des maisons en zones inondables.

«L’attrait du bord de l’eau est très fort et ce sont souvent des coups de c’ur qui l’emportent plutôt que le rationnel», soutient la courtière Liette Chénier, qui uvre sur la Rive-Nord.

Plusieurs sinistrés, épuisés par les nuits blanches à combattre la crue des eaux, ont affirmé vouloir vendre leur maison pour éviter de revivre la même chose.

«Les gens oublient vite», ajoute quant à elle la courtière de Laval Lisette Lafrance.

Photo courtoisie

Liette ChénierCourtière

Si, à court terme, les inondations à Pierrefonds lui ont fait perdre une vente dans une rue touchée, le courtier Joseph Masri s’attend à un regain d’intérêt sous peu.

France Turcotte assure même avoir vendu des maisons la semaine dernière à Pierrefonds, malgré la crue.

Documenter

«Il est possible, en 2017, de se construire ou de rénover pour contrer les inondations», poursuit Mme Chénier.

Son conseil pour les sinistrés qui veulent vendre leur maison, c’est de documenter tous les travaux faits pour s’assurer de garder la même valeur de revente.

«Que ce soit pour vendre maintenant ou dans 30 ans, c’est la même chose, gardez des factures et prenez des photos», suggère-t-elle.

Puis, les maisons en zones inondables qui ont été épargnées seront peut-être populaires, dit la courtière.

C’est du moins ce qu’espère sa cliente d’Oka, qui peine à vendre, mais qui veut maintenant promouvoir qu’elle est la seule de sa rue à être restée au sec.

Étiquettes : , , ,

Laisser un commentaire