L’auteur de deux agressions sauvages reste incarcéré

L'auteur de deux agressions sauvages reste incarcéré

Criminel dangereux et récidiviste, Mohamed Tahri, condamné à sept ans de prison pour avoir sauvagement agressé et volé deux chauffeurs de taxi en 2009, s’est vu refuser une seconde fois la possibilité de mise en liberté avant la fin de son mandat d’incarcération.

Une première décision quant au refus de sa libération d’office avait été rendue en janvier 2015 par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).

Celle-ci justifiait le maintien en incarcération en mentionnant à l’homme de 28 ans «des motifs raisonnables de croire que vous commettrez une infraction qui pourrait causer la mort ou un dommage grave à une autre personne avant l’expiration légale de votre peine». L’absence d’éléments suffisamment significatifs dans le dossier pour permettre à la CLCC de modifier sa décision a justifié la seconde ordonnance, rendue le 14 décembre dernier.

En 2009, l’accusé d’origine marocaine a tenté d’étrangler un chauffeur de taxi, en plus de lui voler son argent. La même soirée, Tahri s’en est pris à un second chauffeur, le blessant gravement. «Vous l’avez pris par la gorge, menacé de le poignarder, et vous avez volé son argent; vous lui avez infligé des blessures assez sérieuses avec le couteau et vous avez sauvagement mordu son doigt, au point qu’il pensait possiblement le perdre», est-il indiqué, dans la décision de la CLCC.

Le passé de Tahri fait la démonstration de la grande violence dont il est capable. Depuis 2004, alors qu’il était encore adolescent, l’accusé accumule grand nombre de délits agressifs tels que la violence conjugale.

Les nombreuses accusations n’ont pas calmé ses ardeurs. «Vos comportements violents ont persisté en incarcération», est-il écrit dans cette même décision.

Selon la CLCC, une évaluation psychologique identifie Tahri comme étant une personne «antisociale» et conclut à «un risque modéré/élevé de récidive violente». L’accusé, qui fait l’objet d’une expulsion vers le Maroc, ne démontre aucun remords envers ses victimes et tente de justifier ses actes violents, toujours selon la décision.

La fin de la sentence de Tahri est prévue pour novembre 2017.

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