Le Canada… et les autres

Le Canada... et les autres

MONTRÉAL – Lors de sa participation à la Coupe du monde en 2004, l’ancienne vedette de la Ligue nationale de hockey (LNH) Simon Gagné avait remporté l’or et il semble confiant de voir le Canada répéter l’exploit.

Il ne fait aucun doute pour Gagné que sur papier, aucune autre équipe ne peut rivaliser avec la troupe de Mike Babcock.

«Tout peut arriver, mais l’équipe canadienne est largement favorite, a-t-il mentionné. Je ne vois pas comment une équipe aussi complète pourrait ne pas atteindre le match ultime. Je crois qu’on pourrait avoir un classique Canada contre États-Unis, ou Canada contre Russie en finale.»

L’équipe composée des meilleurs espoirs nord-américains de moins de 23 ans risque également de retenir l’attention et qui sait, créer certaines surprises.

«À leur âge, ils n’ont pas besoin de quelques matchs pour retrouver la forme, alors ils pourraient surprendre de grosses formations par leur rapidité en début de tournoi. Reste à voir si la chimie sera au rendez-vous!»

Un bon camp d’entraînement

Si plusieurs craignent les blessures, Gagné est sans équivoque. Les joueurs qui prendront part à la Coupe du monde auront un avantage sur leurs autres coéquipiers du circuit Bettman.

«Personnellement, ça m’a toujours pris une dizaine de matchs pour me sentir totalement à l’aise sur la glace. En 2004, lorsque j’ai participé à la Coupe du monde, je me sentais prêt comme je l’avais rarement été pour débuter l’année, mais malheureusement le lock-out a forcé l’annulation de la saison», a expliqué celui qui a inscrit 601 points dans la LNH.

Les partisans du Canadien de Montréal retiendront probablement leur souffle lorsque Carey Price effectuera son premier déplacement latéral vers la gauche et mettra son genou droit à l’épreuve.

«Les joueurs qui reviennent d’une blessure auront hâte d’encaisser leur première mise en échec ou de bloquer leur première rondelle, mais s’ils sont présents au tournoi, c’est qu’ils sont rétablis à 100%.»

L’expérience, un véritable atout

Ce n’est pas le talent qui manque au sein de la formation canadienne et à chaque compétition internationale, certains partisans sont mécontents de l’utilisation de leurs joueurs favoris.

L’expérience est souvent utilisée comme raison pour justifier les choix et pour avoir participé à plusieurs compétitions internationales, Gagné comprend l’importance des vétérans dans les situations critiques.

«En 2002, aux Jeux olympiques de Salt Lake City, Curtis Joseph avait été choisi pour garder les buts, mais on sentait qu’il était stressé. Après avoir subi une défaite de 5-2 face à la Suède, c’est Martin Brodeur qui avait agi comme gardien numéro un et on voyait que son expérience en compétition internationale faisait la différence. Ça peut sembler étrange, mais juste le fait de voir le gilet d’Équipe Canada avec ton nom à l’arrière et de représenter ton pays ça peut jouer dans la tête de certains joueurs.»

Une décision logique

Pourquoi pas P.K. Subban’ Si plusieurs partisans se sont posé cette question lorsqu’on a appris que Duncan Keith allait être remplacé par Jay Bouwmeester en vue de la Coupe du monde de hockey, Simon Gagné comprend la décision des dirigeants d’Équipe Canada.

Même s’il s’agit de deux défenseurs très talentueux, le style bien différent des deux joueurs a joué dans la balance lorsqu’est venu le temps de choisir le dernier membre de la formation canadienne.

«Je ne suis pas vraiment surpris de la décision. Il s’agit de deux défenseurs élites, mais avec la perte de Keith, Équipe Canada était à la recherche d’un joueur plus défensif qui ne commet pas beaucoup d’erreurs. C’est un style qui se rapproche plus de Bouwmeester que de Subban. Si un défenseur comme Drew Doughty ou Brent Burns s’était blessé, la décision aurait pu être différente», a expliqué Gagné.

À ce niveau, le moindre petit détail peut être pris en considération lorsque vient le temps de prendre une décision et l’état de santé des joueurs pourrait avoir eu un impact.

«L’an passé, Subban n’a pas terminé l’année en raison d’une blessure, alors il se peut que les dirigeants n’aient pas voulu prendre de chance», a avoué le choix de première ronde des Flyers de Philadelphie lors du repêchage de 1998.

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Il ne fait aucun doute pour Gagné que sur papier, aucune autre équipe ne peut rivaliser avec la troupe de Mike Babcock.

«Tout peut arriver, mais l’équipe canadienne est largement favorite, a-t-il mentionné. Je ne vois pas comment une équipe aussi complète pourrait ne pas atteindre le match ultime. Je crois qu’on pourrait avoir un classique Canada contre États-Unis, ou Canada contre Russie en finale.»

L’équipe composée des meilleurs espoirs nord-américains de moins de 23 ans risque également de retenir l’attention et qui sait, créer certaines surprises.

«À leur âge, ils n’ont pas besoin de quelques matchs pour retrouver la forme, alors ils pourraient surprendre de grosses formations par leur rapidité en début de tournoi. Reste à voir si la chimie sera au rendez-vous!»

Un bon camp d’entraînement

Si plusieurs craignent les blessures, Gagné est sans équivoque. Les joueurs qui prendront part à la Coupe du monde auront un avantage sur leurs autres coéquipiers du circuit Bettman.

«Personnellement, ça m’a toujours pris une dizaine de matchs pour me sentir totalement à l’aise sur la glace. En 2004, lorsque j’ai participé à la Coupe du monde, je me sentais prêt comme je l’avais rarement été pour débuter l’année, mais malheureusement le lock-out a forcé l’annulation de la saison», a expliqué celui qui a inscrit 601 points dans la LNH.

Les partisans du Canadien de Montréal retiendront probablement leur souffle lorsque Carey Price effectuera son premier déplacement latéral vers la gauche et mettra son genou droit à l’épreuve.

«Les joueurs qui reviennent d’une blessure auront hâte d’encaisser leur première mise en échec ou de bloquer leur première rondelle, mais s’ils sont présents au tournoi, c’est qu’ils sont rétablis à 100%.»

L’expérience, un véritable atout

Ce n’est pas le talent qui manque au sein de la formation canadienne et à chaque compétition internationale, certains partisans sont mécontents de l’utilisation de leurs joueurs favoris.

L’expérience est souvent utilisée comme raison pour justifier les choix et pour avoir participé à plusieurs compétitions internationales, Gagné comprend l’importance des vétérans dans les situations critiques.

«En 2002, aux Jeux olympiques de Salt Lake City, Curtis Joseph avait été choisi pour garder les buts, mais on sentait qu’il était stressé. Après avoir subi une défaite de 5-2 face à la Suède, c’est Martin Brodeur qui avait agi comme gardien numéro un et on voyait que son expérience en compétition internationale faisait la différence. Ça peut sembler étrange, mais juste le fait de voir le gilet d’Équipe Canada avec ton nom à l’arrière et de représenter ton pays ça peut jouer dans la tête de certains joueurs.»

Une décision logique

Pourquoi pas P.K. Subban’ Si plusieurs partisans se sont posé cette question lorsqu’on a appris que Duncan Keith allait être remplacé par Jay Bouwmeester en vue de la Coupe du monde de hockey, Simon Gagné comprend la décision des dirigeants d’Équipe Canada.

Même s’il s’agit de deux défenseurs très talentueux, le style bien différent des deux joueurs a joué dans la balance lorsqu’est venu le temps de choisir le dernier membre de la formation canadienne.

«Je ne suis pas vraiment surpris de la décision. Il s’agit de deux défenseurs élites, mais avec la perte de Keith, Équipe Canada était à la recherche d’un joueur plus défensif qui ne commet pas beaucoup d’erreurs. C’est un style qui se rapproche plus de Bouwmeester que de Subban. Si un défenseur comme Drew Doughty ou Brent Burns s’était blessé, la décision aurait pu être différente», a expliqué Gagné.

À ce niveau, le moindre petit détail peut être pris en considération lorsque vient le temps de prendre une décision et l’état de santé des joueurs pourrait avoir eu un impact.

«L’an passé, Subban n’a pas terminé l’année en raison d’une blessure, alors il se peut que les dirigeants n’aient pas voulu prendre de chance», a avoué le choix de première ronde des Flyers de Philadelphie lors du repêchage de 1998.

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