Le candidat qui dérange

Le candidat qui dérange

L’histoire ne dit pas si François Marchand a tenté de joindre les rangs d’Équipe Labeaume, ou si c’est plutôt le chef du cabinet du maire qui a essayé de le recruter. Chose certaine, le candidat dans la course à la chefferie de Démocratie Québec dérange.

La nouvelle voulant que M. Marchand ait sollicité le parti du maire est sortie sur les ondes du FM93, vendredi. Il a aussitôt nié, affirmant avoir été plutôt approché par Louis Côté, chef de cabinet du maire, pour représenter le district du Cap-aux-Diamants. Afin de prouver sa version, M. Côté a, dit-on, signé un affidavit contenant sa déclaration, conservé sous clé.

On pourrait voir dans cette affaire une volonté pour Équipe Labeaume de semer le doute concernant M. Marchand. Candidat expérimenté et crédible, il a permis d’amener des centaines de nouveaux membres au sein du parti d’opposition. On pourrait aussi soupçonner l’avocat en droit municipal d’être opportuniste. Il a hésité quel­ques mois avant de choisir son camp. Il serait donc possible qu’il ait aussi évalué ses chances avec le parti du maire.

L’attitude

En entrevue, le candidat réitère qu’avec M. Labeaume, il n’aurait pas eu voix au chapitre. Il déteste ses façons de faire intimidantes, louangeant même Julie Lemieux, bras droit du maire, pour son attitude.

Impossible de déterminer qui dit vrai sans avoir assisté à la fameuse rencontre, cet été. Le maire et son cabinet ont en tout cas rompu, dans ce dossier, avec leur habitude de se faire très discrets sur les potentiels adversaires électoraux.

Relever le débat

Recruté par d’anciens collègues de Jean-Paul L’Allier, M. Marchand paraît très sûr de l’emporter contre sa seule adversaire, Anne Guérette. Il estime proposer des idées plus concrètes et reproche à sa rivale de vouloir multiplier les consultations sur tous les fronts. Mais surtout, M. Marchand considère être en meilleure position pour relever le débat face au maire. «Il faut passer ton message dans les deux premières phrases», a-t-il retenu d’un cours sur le journalisme.

Le candidat fait le pari que le contenu va finir par primer sur les effets de scène et les raccourcis. Jusqu’à maintenant, c’est tout le contraire qui s’est produit dans le cas de M. Labeaume. Sait-on jamais. On dit qu’il ne faut jamais rien tenir pour acquis en politique.

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