Le combat d’une Première Nation contre un projet de pipeline

Le combat d'une Première Nation contre un projet de pipeline

Des milliers de personnes dont de nombreux Canadiens ont rejoint les membres de la Première Nation Sioux Standing Rock, au Dakota du Nord, pour manifester contre la construction du pipeline Dakota Acess. Vendredi, le juge fédéral a refusé d’ordonner l’arrêt complet des travaux alors qu’il avait ordonné un arrêt partiel de la construction jeudi.

Les manifestants craignent que le pipeline empoisonne la rivière Missouri, qui fournit l’eau potable de la réserve Sioux Standing Rock, située au sud de Bismarck.

Un campement a été installé sur la réserve pour accommoder les manifestants venus de partout au Canada et aux États-Unis.

La compagnie Dakota Access Pipeline a déployé sur les lieux des forces de sécurité armées de gaz poivré et de chiens. Malgré tout, le président du conseil tribal de la Première Nation Sioux Standing Rock, David Archambault, dit vouloir continuer à se battre.

« Je ne me serais jamais attendu à ce que ce soit si gros, mais je suis reconnaissant et fier d’être autochtone, car je sais qu’on peut s’unir et faire beaucoup de choses ensemble », ajoute-t-il.

Solidarité d’une grand-mère manitobaine

Parmi les milliers de manifestants, venus soutenir la Première Nation dans leur combat, il y a une grand-mère manitobaine, Katherine Whitecloud.


Katherine Whitecloud  
Photo : CBC

Originaire de la Première Nation Sioux Valley, à l’ouest du Manitoba, la militante a conduit toute la nuit avec sa soeur pour se rendre pour une troisième fois sur les lieux du campement.

Katherine Whitecloud dit vouloir se battre pour le futur de ses enfants et de ses petits-enfants. « Notre mère nous avait demandé dans les années 1990 de ne pas avoir d’enfants si l’on n’était pas capables de leur assurer une vie saine et en santé. », explique-t-elle en affirmant sa volonté de vouloir empêcher la réalisation du projet de pipeline.

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