Le combat d’une vie pour un pompier atteint de deux cancers

Le combat d'une vie pour un pompier atteint de deux cancers

MONTRÉAL – Les membres des différentes casernes de Montréal ont fait preuve d’un énorme élan de solidarité pour un collègue pompier atteint d’un grave cancer du poumon. Ce dernier entend bien mener le combat de sa vie.

Martin Salois n’a que 48 ans. Il est pompier depuis 1995 et travaille à la caserne 66 dans l’arrondissement de Verdun. Il est père d’un garçon de 8 ans et n’a jamais fumé de sa vie.

Il a appris il y a quelques jours seulement qu’il était atteint d’un cancer du poumon, mais également qu’il avait des métastases au cerveau.

«Elle m’a annoncé que c’était un niveau quatre, que j’avais des métastases au cerveau, mes ganglions de la gorge étaient cancéreux, des ganglions au niveau des poumons et j’en ai à l’abdomen aussi», explique le sapeur.

Lorsqu’on lui a annoncé la nouvelle, il a refusé de demander combien de temps il lui restait à vivre. Il est prêt à déjouer tous les pronostics.

«Je ne veux pas entendre de chiffre parce que moi je leur ai dit « Vous ne me connaissez pas, vous ne savez pas qui je suis »», a-t-il raconté.

Vendredi, il s’est rendu à la caserne 66 pour la première fois depuis qu’il sait qu’il est malade. Il a tenu à s’adresser à ses collègues qui sont évidemment devenus des amis.

«Je ne peux pas concevoir que ça va mal finir, leur a-t-il dit. Ça ne me rentre pas dans la tête. Pas avec tout ce qui se met en place.»

Comme il s’agit d’une forme de cancer très agressive, les médecins au Québec ne sont pas en mesure de faire quelque chose pour lui. Il doit donc se rendre en Allemagne où un traitement pourrait lui sauver la vie.

Malheureusement, le traitement en Allemagne est très coûteux. C’est pourquoi ses amis ont mis en place une campagne de sociofinancement pour amasser l’argent nécessaire pour payer les traitements qui coûtent 25 000 $ chacun. Près de 40 000 $ dollars ont déjà été amassés sur l’objectif de 250 000 $.

Ailleurs au Canada, depuis longtemps, les cancers chez les pompiers sont reconnus comme des maladies professionnelles, mais pas au Québec. Depuis avril, la CNESST en reconnaît maintenant sept, dont celui du poumon.

«Je ne m’en cache pas, dans les années 95, quand j’ai commencé, ce qui était important quand ça brûlait, ce n’était pas moi, parce que moi, j’avais une santé éternelle, j’étais jeune… Il n’y en avait pas de problèmes. Je mettais la guenille sur le nez et j’allais chercher le minou en dedans. On ne se posait pas la question, on crachait un peu, et c’était correct», raconte-t-il.

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