Le fédéral veut régler les problèmes d’engorgement de l’aéroport Montréal-Trudeau

Le fédéral veut régler les problèmes d'engorgement de l'aéroport Montréal-Trudeau

Michel Picard, le secrétaire parlementaire du ministre Goodale, explique que les délais d’attente, qui vont parfois jusqu’à trois heures pour les voyageurs, sont attribuables à un ensemble d’éléments.

Il blâme notamment la coordination des vols, l’état des infrastructures et les ressources disponibles pour l’accueil. L’enquête fédérale doit d’ailleurs se concentrer sur ces trois facteurs.

Selon le Syndicat des douanes et de l’immigration, il y a présentement 180 agents de services douaniers à l’aéroport Trudeau, alors qu’il en faudrait 200. La situation à l’aéroport de Montréal serait la pire du pays.

Sur ce dernier point, Michel Picard montre du doigt l’ancien gouvernement conservateur. M. Picard soutient que le gel d’embauche instauré par les conservateurs au cours des dix dernières années a créé un fossé entre les ressources disponibles et les besoins réels.

Une concertation sur plusieurs paliers

Le maire de Montréal, Denis Coderre, n’a pas voulu lancer d’accusation. « Il faut se poser des questions sur les infrastructures de l’aéroport. Est-ce qu’elles sont adéquates, est-ce que la coordination des heures de vol est adéquate’ […] Ce n’est pas en termes de procès, mais bien en termes de questions qu’on a besoin de réponses », a-t-il expliqué.

Le maire Coderre a précisé qu’il était à la recherche de solutions pour améliorer « l’efficience » des services douaniers. « Est-ce qu’on peut utiliser la technologie pour être plus efficient’ », s’est-il demandé, en faisant référence à l’augmentation de la fluidité.

Regardez c’est formidable ce qu’on a investi dans l’aéroport, c’est beau tout ça, les restaurants. Maintenant, est-ce qu’au niveau des services de base on a une évaluation’

Le maire de Montréal, Denis Coderre.

Le ministre Goodale a indiqué qu’il avait discuté avec le maire Coderre et avec le ministre des Transports, Marc Garneau, pour trouver des « solutions pratiques » et qu’ensemble, ils « enquêtaient pour comprendre ce qui ne va pas ».

Le maire Coderre dit d’ailleurs attendre les résultats de l’enquête, se disant « satisfait » qu’Ottawa ait répondu rapidement.

La sécurité nationale en jeu

L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a tenu à défendre ses pratiques. Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, l’agence fédérale rappelle qu’elle a pour rôle « d’assurer l’intégrité de la frontière » et qu’elle ne peut pas « mettre en péril la sécurité nationale pour accélérer le contrôle des voyageurs ».

L’Agence des services frontaliers du Canada prévoit des délais d’attente de 20 minutes pour les voyageurs, mais prévient qu’en période d’achalandage, généralement entre 14 h et 19 h, il est normal que ces délais soient prolongés.

L’ASFC ajoute que des employés supplémentaires sont dégagés durant les périodes de pointe pour assurer l’efficacité des services, mais que l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau est plus occupé cette année que l’année dernière en raison d’une hausse de près de 18 % du nombre de voyageurs.

Étiquettes : , ,

Laisser un commentaire