Le G20 réagit aux attentats de Paris

Le G20 réagit aux attentats de Paris

ANTALYA Les attentats de Paris trouvent écho au Sommet du G20, où les chefs des pays réunis en Turquie durcissent le ton dans la lutte au terrorisme, tranchant avec la position du Canada. Le président américain Barack Obama a affirmé qu’il s’agissait d’une «attaque contre le monde civilisé» et a indiqué que les auteurs de ces crimes devaient être «pourchassés» et faire face à la justice. Le groupe armé de l’État islamique (EI) a officiellement revendiqué les attaques perpétrées ayant fait plus d’une centaine de morts et plus de 300 blessés. «Le ciel s’est assombri avec les horribles attaques survenues à Paris, il y a seulement un jour et demi tout comme les attaques terribles survenues à Ankara. Le meurtre d’innocentes personnes basé sur une idéologie tordue est une attaque non seulement à l’endroit de la France ou de la Turquie, mais contre le monde civilisé», a-t-il déclaré dimanche, à l’occasion de l’ouverture du sommet.  «Nous sommes solidaires avec eux pour pourchasser les auteurs de ces crimes et les traduire en justice», a ajouté le président des États-Unis. Le président turc, hôte du sommet, Recep Tayyip Erdogan, a pour sa part soutenu que les dirigeants du G20 auront un message «dur» contre le terrorisme. «Je pense que notre réponse au terrorisme international va se concrétiser de façon très forte, très dure à ce sommet du G20», a-t-il soutenu, selon l’AFP. Absent du sommet, le président français François Hollande a déclaré que son pays «sera impitoyable» face à l’EI. Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a une fois de plus offert son appui à la France, lors de sa toute première prise de parole en public au B20, un événement parallèle au G20 réunissant la communauté d’affaires. «Nous sommes tous profondément attristés par les événements à Paris et je veux assurer à tous nos cousins français que le Canada sera là pour vous pendant ces temps difficiles et pour les semaines et mois à venir», a-t-il indiqué dimanche. Le nouveau gouvernement libéral a toutefois déjà annoncé son intention de mettre fin à la mission militaire en Irak et en Syrie, où le Canada mène des frappes aériennes contre l’EI aux côtés des pays de la Coalition. M. Trudeau a par ailleurs profité de cette tribune pour parler de l’importance d’investir dans les infrastructures comme moyen visant à stimuler la croissance économique, plutôt que de promouvoir l’austérité. Son discours n’a cependant pas bénéficié d’une visibilité au centre des médias du G20, puisque les organisateurs du sommet ont préféré diffuser un événement avec l’épouse du président turc qui se déroulait au même moment.   Le premier ministre a néanmoins réitéré son engagement d’accueillir 25 000 réfugiés syriens d’ici le 1er janvier. Il a aussi vanté le bilan du Canada, comme exemple d’accueil des réfugiés par le passé.   «Il y a longtemps que le Canada a compris que nos différences sont une force et non une faiblesse», a-t-il dit, faisant valoir qu’un pays devrait se définir «non pas en fonction de l’identité nationale, l’ethnicité ou la langue, mais en fonction des valeurs partagées (…) d’ouverture, de respect et de compassion». M. Trudeau a plus tard assuré que la sécurité des Canadiens était une priorité, à la lumière des incidents de Paris. «Nous continuons de travailler avec mon ministre de la sécurité publique, M. (Ralph) Goodale et avec les agences de police et de sécurité nationale pour s’assurer que nous faisons tout le nécessaire pour garder les Canadiens en sécurité et surtout pour les rassurer qu’on est en train de tout faire. C’est aussi un sujet dont on parle beaucoup ici évidemment avec l’impact immédiat des attentats de Paris», a-t-il lancé, lorsque questionné par les médias, en marge d’une rencontre bilatérale, dimanche, avec le président mexicain, Enrique Peña Nieto.

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