Le ministre Barrette prêt à aider la clinique SABSA

Le ministre Barrette prêt à aider la clinique SABSA

Après avoir opposé un refus systématique, le ministre de la Santé Gaétan Barrette est disposé à voler au secours de la clinique SABSA, située dans le centre-ville de Québec.

Une série de rencontres entre la direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (CIUSSS) et la clinique SABSA, dont deux en présence du ministre Barrette, aurait ouvert une fenêtre d’espoir pour la clinique sans médecin, qui a dû fermer son service sans rendez-vous le 1er mai, faute de financement.

Une proposition déposée par le ministre est à l’étude, a confirmé le CIUSSS. «Le dossier est actif. Pour l’instant, il y a des discussions qui vont sans doute mener à une entente. Il y a des propositions qui ont été faites et qui sont à l’étude. Les discussions se poursuivent», a précisé la porte-parole du CIUSSS, Catherine Chagnon.

«M. Barrette est venu nous rencontrer la première fois le 17 mai. Le but était de lui exposer le type de clientèle que nous avons et de voir avec lui les solutions, parce qu’on savait qu’il ne voulait pas financer notre organisation. Il est parti en disant qu’il allait réfléchir», a confirmé Isabelle Têtu, infirmière praticienne spécialisée de SABSA.

Lors d’une deuxième rencontre tenue la semaine dernière, une offre fut déposée. «Ça permettrait de couvrir une partie (30 %) des services de la coop. Ça ne sauve pas la coop au complet, il y a un bout qu’on va devoir financer via notre campagne de financement ou d’autres activités. Au moins, ça assurerait une pérennité de certains services», a confié Mme Têtu.

La campagne de financement lancée par SABSA a permis recueillir 125 000 $ sur un objectif de 250 000 $. «Dépendamment de la signature de l’entente (avec le CIUSSS) et de notre campagne de financement, on devrait être en mesure de rouvrir le sans rendez-vous à l’automne», souhaite Mme Têtu.

La survie de la clinique SABSA a été au centre de débats houleux au cours des derniers mois à l’Assemblée nationale. Les députés du Parti québécois et de Québec solidaire ont réclamé à maintes reprises l’octroi d’un financement public à cette clinique hors norme réputée pour offrir des services de première ligne aux personnes les plus démunies du centre-ville de Québec.

Gaétan Barrette refusait de financer SABSA, prétextant qu’il ouvrirait la porte à l’ouverture d’un réseau parallèle de cliniques offrant des soins de santé.

«Il n’y a pas d’économie à SABSA, il y a des dépenses supplémentaires, disait M. Barrette à l’occasion d’un point de presse en avril […] Ici, on est dans l’idéologie d’un réseau parallèle versus un réseau intégré.»

Le cabinet du ministre de la Santé a confirmé qu’une démarche de financement est en cours.

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