Le ministre Heurtel impose des conditions à l’entreprise Anacolor

Le ministre Heurtel impose des conditions à l'entreprise Anacolor

Le ministre Heurtel a annoncé que l’entreprise devait procéder à l’installation d’équipements afin que ses activités respectent les normes de qualité de l’air ambiant découlant du Règlement sur l’assainissement de l’air (RAA) et qu’elles n’affectent plus le bien-être de la population.

Les conditions nécessaires à cet effet ont été incluses au certificat d’autorisation de l’entreprise.

Afin de pouvoir poursuivre ses activités, l’entreprise Anacolor devra procéder à l’installation d’un système d’épuration des émissions atmosphériques permettant de réduire de 90 % les composés organiques volatils (COV) générés par les activités de son usine de Québec, et ce, dans un délai de cinq mois.

Photo d’archives Jean-François Racine

Le président d’Anacolor, Éric Nadeau, avait assisté à une rencontre de deux heures en juillet pour faire le point sur les odeurs émanant des activités de son entreprise.

En plus de mettre fin aux problèmes liés aux fortes odeurs émises par les activités de l’usine, cet équipement permettra à l’entreprise de répondre aux normes du RAA. Durant cette période d’ajustement, le Ministère continuera le suivi environnemental sur le terrain et pourra partager ses observations, le cas échéant.

Le ministère suggère aussi la mise sur pied d’un comité de vigilance, afin d’assurer un suivi des changements effectués. Rappelons que le Ministère avait délivré cinq avis de non-conformité.

La mise en place de l’épurateur permettra d’améliorer la qualité de vie de la population locale et la qualité de l’air ambiant.

En juillet dernier, la Direction de la santé publique se disait préoccupée par les émanations de l’entreprise de peinture et exigeait des changements pour corriger la situation.

Depuis décembre 2012, plus de 170 plaintes ont été déposées par des citoyens concernant les odeurs émanant des activités industrielles de l’usine près de la rue Saint-Félix.

Victime de malaises comme des nausées ou des maux de tête, la population est inquiète depuis longtemps. Le gouvernement avait fait le point lors d’une rencontre de deux heures devant 125 personnes.

«Pour nous, les émissions doivent être réduites. Les gens sont malades et incommodés et ça prend des actions», a clairement indiqué Isabelle Goupil-Sormany, de la Direction de la santé publique.

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