Le ministre Proulx préoccupé

Le ministre Proulx préoccupé

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, est «préoccupé» par la forte proportion d’élèves à risque ou en difficulté dans des écoles publiques de Québec.

Le Journal rapportait lundi que la moitié des élèves sont considérés comme à risque ou en difficulté à la fin du primaire, selon un sondage réalisé auprès d’environ 300 profs à l’initiative du Syndicat de l’enseignement de la région de Québec.

Pour le ministre Proulx, il est temps d’ouvrir le débat concernant l’intégration des élèves à besoins particuliers dans les classes ordinaires.

«Est-ce qu’on a atteint la limite’ Quels sont les impacts pour les élèves qui sont dans l’ombre des élèves en difficulté’ (…) Il faut faire cet état des lieux», a-t-il indiqué lors d’un entretien avec Le Journal lundi, en début de soirée. Ce débat vient de s’amorcer dans le cadre des consultations sur la réussite éducative, qui se déroulent depuis le début octobre, précise-t-il. Mais le ministre se garde bien pour le moment d’en tirer des conclusions hâtives.

Des « chiffres inquiétants »

De son côté, le député Alexandre Cloutier, porte-parole péquiste en matière d’éducation, se dit «extrêmement préoccupé» par la situation. Il estime que la composition de la classe est «la grande oubliée» des consultations menées présentement par le gouvernement Couillard.

M. Cloutier voit dans ces «chiffres inquiétants» deux problèmes: le manque de services professionnels dans les classes où sont intégrés des élèves en difficulté, de même que la multiplication des programmes particuliers et la présence du réseau privé, qui amènent une concentration d’élèves en difficulté dans les classes ordinaires.

«On doit faire un débat sur ces enjeux-là», dit-il, sans vouloir s’avancer sur des pistes de solutions concrètes.

À la Coalition avenir Québec, le député Jean-François Roberge, qui est lui-même un ancien enseignant du primaire, n’est pas étonné par les résultats de l’enquête obtenue par Le Journal.

M. Roberge prône une plus grande ouverture envers les classes spécialisées et surtout, l’intervention précoce dès le début du primaire pour «réchapper» les élèves considérés «à risque» à la fin du primaire.

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