Le père adoptif du coffre-fort virtuel démissionne

Le père adoptif du coffre-fort virtuel démissionne

Daniel Beaudet, haut cadre de la Ville de Québec chargé de chapeauter le dossier moribond du coffre-fort virtuel, a récemment démissionné de son très lucratif poste de directeur général adjoint à l’Innovation.

L’annonce a été faite sans tambour ni trompette au moyen d’un sommaire décisionnel publié jeudi par la municipalité. On y apprend que M. Beaudet a présenté sa démission à la Direction générale de la municipalité le 24 novembre 2015 et que ce départ est effectif depuis le 1er janvier 2016.

Fidèle à son habitude, la Ville n’a pas dévoilé les raisons de départ de l’employé.

Embauché en 2012, Daniel Beaudet a rapidement pris la relève de Gilles Noël parti à la retraite à la suite des premiers ratés du coffre-fort virtuel. À la fin 2014, le DG adjoint a pris ses distances avec M. Labeaume. Alors que le maire semblait préconiser l’abandon du volet public du coffre-fort, M. Beaudet qualifiait cette option de «maladroite».

«Honnêtement, le projet grand public, c’est compliqué […] Visiblement, on n’est pas rendu là. Il ne va pas très fort. Il a de la misère. Ça fonctionne, mais le monde n’en veut pas», regrettait le maire. Quelques jours plus tard, M. Beaudet assurait plutôt ceci: «Ça ne nous coûte à peu près plus rien. Avec les bénéfices potentiels, on serait vraiment maladroits de ne pas continuer.»

Mieux payé que le maire

En 2012, Daniel Beaudet a été sélectionné parmi 89 prétendants à son poste. À ce moment-là, son salaire annuel était de 211 000 $, de loin supérieur à celui du maire lui-même.

Alors que la Ville visait initialement l’adhésion de 30 000 citoyens, seules 900 personnes sont inscrites au coffre-fort virtuel. Cet outil est censé faciliter et rendre plus rapides et sécuritaires les échanges des citoyens avec l’administration municipale. Une somme de 1,5 million $ a déjà été dépensée dans ce projet.

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