Le projet n’est pas viable

Le projet n'est pas viable

Ceux qui souhaitaient revoir une équipe de football universitaire dans la région de la Mauricie devront prendre leur mal en patience. Le recteur de l’Université du Québec à Trois-Rivières Daniel McMahon a annoncé mercredi que le dossier retourne dans les classeurs.

«Il n’y a pas eu de décision prise par le conseil d’administration puisqu’il n’y a pas eu de dossier qui a été présenté, a dit M. McMahon lors d’un court point de presse. La raison est très simple: le projet n’est pas viable dans les conditions actuelles de l’université compte tenu du redressement financier auquel on fait face.»

Devant un groupe d’investisseurs très sérieux, M. McMahon avait rouvert en mars dernier le dossier pour un éventuel retour des Patriotes au football, disparus en 1979.

Il avait établi deux conditions fondamentales qui, selon lui, n’ont toujours pas été respectées huit mois plus tard.

«La première condition, il fallait absolument que ça se fasse [le retour des Patriotes] à coût nul pour l’université, ce qui n’est pas le cas, a-t-il spécifié. Et la deuxième condition, il fallait qu’on règle le problème de la gouvernance, et il n’était pas réglé.»

Discordance

Parmi les gens désillusionnés, il y aura assurément Jean-Guy Paré, le président de la Fondation de l’UQTR. C’est lui qui était à la tête du projet et du groupe d’investisseurs.

«J’avais déjà informé M. Paré que ça ne fonctionnait pas, a indiqué M. McMahon. Nous nous sommes rencontrés vendredi passé et je lui ai signifié que le dossier était terminé.

«On connaît Jean-Guy. Il m’est revenu en début de semaine en disant qu’il avait des éléments nouveaux à apporter, mais c’était impossible pour nous de respecter les échéances avec notre gouvernance», a-t-il poursuivi.

Par l’entremise de donateurs, de commanditaires ainsi que la vente de billets, la corporation s’était engagée à amasser 85 % du budget de fonctionnement annuel pour ramener l’équipe. Mais il y avait une discordance importante au niveau des chiffres.

«Les deux groupes ne s’entendaient pas pour le budget de fonctionnement, a précisé le recteur. Ils arrivaient à 1,2 million de dollars et nous à 1,5 M$.»

Porte entrouverte

La porte a peut-être été claquée, mais elle n’est pas définitivement fermée.

«Bien sûr que non. Si nous étions en surplus budgétaire, nous aurions démarré une équipe de football, a confirmé M. McMahon. C’est intéressant d’avoir du football, mais pas dans les conditions actuelles. En raison de la situation financière de l’université, ce n’est pas la priorité numéro un. Il y a encore énormément de travail à faire si on veut une équipe de football.»

– Avec la collaboration d’Amélie St-Yves

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