Le rafiot pourrait être plus polluant que prévu

Le rafiot pourrait être plus polluant que prévu

En plus des résidus de pétrole, le bateau échoué sur les rives de Beauharnois pourrait contenir du mercure, de l’amiante, et des BPC, selon un rapport déposé mercredi. Et son démantèlement pourrait encore prendre plusieurs mois.

«L’opération sera très délicate, il y a de très grands risques que tous ces polluants souvent présents dans les bateaux finissent dans l’eau», affirme Daniel Green, chef adjoint du Parti vert du Canada.

«Je ne peux pas comprendre pourquoi on l’a laissé dans le fleuve depuis cinq ans, ça me dépasse!» lâche-t-il

Le rapport du groupe de travail sur le sort du navire et dont le Journal a obtenu copie recommande qu’il soit démantelé sur place en réalisant une cale sèche avec des remblais.

La décision reviendra au fédéral, mais le maire de la municipalité, Claude Haineault, dit avoir obtenu l’assurance de Marc Garneau, ministre des Transports, que cette solution sera retenue.

Catastrophe appréhendée

La question demeure toutefois de savoir quand ce démantèlement aura lieu puisque plusieurs autres étapes doivent encore être franchies. Pendant ce temps, l’épave risque de chavirer ce qui pourrait entraîner un déversement des hydrocarbures qu’il contient.

«À moyen terme, il serait probable d’observer des relâchements ponctuels en lien avec des bris de tuyauterie et de machinerie. La plus forte probabilité serait qu’un tuyau fende sous l’effet du gel/dégel», peut-on lire dans le rapport.

«De plus, considérant l’année de construction du navire, il y a présence potentielle de mercure, d’amiante, de BPC et d’autres polluants dans le navire. Il est difficile de quantifier la quantité de ces polluants», est-il écrit.

On apprend aussi que l’état de la coque est en train de se dégrader. Depuis 2011, le maire Haineault craint une catastrophe environnementale et demande des actions du fédéral et du provincial.

Avant de démanteler le navire, des études sur la procédure, les coûts, l’échéancier et les impacts environnementaux devront être réalisées.

Le ministère de L’Environnement du Québec devra aussi émettre un certificat d’autorisation, souligne le rapport

«Arrêtez de jaser pis faites-le!» a martelé le maire qui craint que Québec ne fasse ralentir le processus.

Le ministre de l’Environnement David Heurtel a déclaré mercredi qu’il ne demandera pas d’étude d’impact.

En raison des délais, le comité demande un plan pour la sécurité du navire. La garde côtière a accordé des contrats cette semaine aux entreprises Groupe Océan et Veolia pour stabiliser le bateau.

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