Le retour de Sklavounos à l’Assemblée nationale appréhendé par les partis d’opposition

Le retour de Sklavounos à l'Assemblée nationale appréhendé par les partis d'opposition

Gerry Sklavounos n’avait pas encore brisé le silence que les partis d’opposition lui prédisaient déjà un retour difficile, voir impossible à l’Assemblée nationale, si jamais il décidait de poursuivre sa carrière politique.

Même si le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) en est arrivé à la conclusion que le député de Laurier-Dorion n’a commis aucun acte criminel, pour Québec solidaire, M. Sklavounos n’a qu’une seule décision à prendre : celle de ne plus jamais remettre les pieds au Parlement.

«Nous encourageons M. Sklavounos de prendre ses responsabilités et de donner sa démission», a déclaré jeudi matin le député solidaire de Mercier, Amir Khadir, à son arrivée à l’Assemblée nationale.

Photo Agence QMI, Simon Clark

Le Parti québécois, de son côté, ne voit pas comment le député de Laurier-Dorion, compte tenu des allégations qui ont filtré sur son comportement à l’égard des femmes, pourrait être réintégré au sein du caucus libéral.

«Pas un exemple à donner à la société»

«Moi, je pense que la population québécoise, les femmes du Québec en particulier, conviennent que Gerry Sklavounos n’est pas un exemple à donner à la société et donc, ne devrait pas être dans le caucus d’un grand parti», a dit Jean-François Lisée.

Même si M. Sklavounos n’aura pas à faire face à un tribunal à la suite de la décision du DPCP, le chef péquiste estime qu’un «jugement politique» doit tout de même être porté aujourd’hui.

«Tant mieux s’il admet ses erreurs. Tant mieux s’il veut faire mieux dans l’avenir. Mais le rôle de député à l’Assemblée nationale, ce n’est pas un rôle anodin. L’exigence est plus élevée et je pense que par son comportement et par la totalité des témoignages que vous avez rapportés dans les médias, il est clair qu’il n’a pas été à la hauteur.»

Un test de leadership

La Coalition avenir Québec considère pour sa part qu’il s’agit maintenant d’un «test de leadership» pour le premier ministre Philippe Couillard.

Le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel, voit difficilement comment M. Sklavounos pourrait réintégrer l’Assemblée nationale.

«La marche est haute», a reconnu tôt jeudi matin M. Bonnardel, qui n’ose pas aller jusqu’à dire que M. Sklavounos «n’a plus sa place» en politique, mais encourage celles qui avaient dénoncé le comportement du député de Laurier-Dorion à porter plainte, s’il y a lieu.

«C’est le Parti libéral qui va en payer un prix, si eux (les députés libéraux) décidaient de rapatrier dans le caucus Gerry Sklavounos», a dit M. Bonnardel.

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