Le service Gai Écoute maintenant offert jour et nuit

Le service Gai Écoute maintenant offert jour et nuit

Ces heures de service étendues répondent à un besoin important, puisque l’organisme a connu une augmentation du nombre d’appels depuis l’année dernière, a indiqué au cours d’une entrevue, jeudi, Pascal Vaillancourt, directeur général chez Gai Écoute.

L’organisme avait enregistré 11 000 recours à ses services au 31 mars 2015 et ce nombre est passé à 13 000 au 31 mars 2016.

Uniquement l’an passé, 3000 appels n’avaient pu être traités, soit parce qu’ils avaient été faits la nuit, soit parce qu’ils avaient été faits alors que tous les répondants étaient occupés sur une autre ligne, a-t-il précisé.

« Ce n’est pas facile à expliquer. Des fois, ce sont des circonstances. Je vous donne un exemple : le jour où il y a eu les attentats à Orlando, on a eu une ligne plus achalandée dans les jours qui ont suivi. À la ligne d’écoute, ce qu’on remarque, c’est qu’il n’y a pas nécessairement de constante. Par exemple, les dépressions saisonnières, on pourrait croire que les gens appellent plus à ce moment-là, mais ce n’est pas nécessairement la réalité », a commenté M. Vaillancourt.


Gai Écoute (logo)

Un service offert à un vaste éventail de personnes

Gai Écoute offre un service d’aide par téléphone, par clavardage et par courriel. Il s’adresse à toutes les personnes qui sont concernées par la diversité sexuelle, qu’il s’agisse des personnes LGBT elles-mêmes, ou de leurs proches, de leurs collègues, de leur famille, des professionnels de la santé ou autres.

Les motifs d’appel sont la solitude, l’isolement, la détresse psychologique, le dévoilement de son orientation sexuelle, les relations familiales et les relations de couple, par exemple.

Environ 25 % des appelants sont d’ailleurs des adolescents ou de jeunes adultes, a souligné M. Vaillancourt.

Grâce à la Ville de Montréal

L’ajout d’heures d’écoute a été rendu possible par une augmentation du financement obtenu de la Ville de Montréal pour les années 2016 à 2018.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a fait passer la subvention de 25 000 $ à 125 000 $ par année, mais l’entente ne vaut que pour trois ans, a expliqué M. Vaillancourt. En retour, Gai Écoute s’est engagé à devenir autonome en trois ans et à développer des moyens pour ce faire.

Le budget total de Gai Écoute est d’un peu moins de 500 000 $.

Le rehaussement de la subvention octroyée par Montréal a permis d’embaucher deux spécialistes en relation d’aide, en plus de couvrir des dépenses reliées à un volet philanthropique pour atteindre une plus grande autonomie financière.

« Tous les quarts d’écoute sont assurés par un professionnel en sciences humaines, soit un sexologue, un travailleur social, un psychologue. À chaque quart d’écoute, il y a une personne avec ces qualifications-là qui est présente. Et on ajoute un bénévole lors des soirées, ou des fois le jour, pour soutenir ces personnes-là, s’il y a plus d’appels ou quand la ligne sonne plus souvent », a expliqué M. Vaillancourt.

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