Le tout Nouveau Testament, Dieu est Belge

Le tout Nouveau Testament, Dieu est Belge

Et non seulement dieu est Belge, mais il habite Bruxelles et a les traits de Benoît Poelvoorde!

Cette idée de départ est le fruit de l’imagination débordante et débridée du réalisateur et scénariste Jaco Van Dormael. La suite est tout aussi folle. Car Dieu habite la ville belge avec sa femme (Yolande Moreau) et sa fille Ea (Pili Groyne, renversante). Mais ce n’est pas tout. Dieu n’est pas bon, il est mesquin, méchant, en rogne contre la Terre entière et il passe ses journées sur son ordinateur (c’est de là qu’il opère) à gueuler et à écrire des lois générant des emmerdements (par exemple, la loi 1522 stipulant que «si un jour tu tombes amoureux d’une femme, il y a de fortes chances que tu ne passes pas ta vie avec elle»). Bref, vous voyez le genre de personnage qu’est Dieu.

Ea en a marre. Un jour, la fillette décide de tout foutre en l’air en envoyant, via des messages textes, les jours et les heures de la mort de tout le monde. Sur les conseils de son frère JC (oui, la référence à Van Damme est incluse), personnifié sous forme d’une statuette animée, elle se met en quête de six apôtres qui vont lui permettre d’écrire ce tout Nouveau Testament du titre.

Au fur et à mesure de sa recherche humaine et philosophique, la petite fille de 10 ans rencontre ceux qui vont devenir ses apôtres. Elle débute avec un clochard qui deviendra l’auteur de ce prochain testament et part en quête du reste de sa troupe. Elle tombe tour à tour sur une amputée, un doubleur de films pornos, un employé de bureau, un tueur, un jeune transsexuel et une femme malheureuse (Catherine Deneuve est tout simplement jouissive).

Avec sa mise en scène dynamique, son sens des dialogues (on trouve des perles de poésie tout à fait remarquables), Jaco Van Dormael parvient à captiver, même si le début n’est pas totalement convaincant. Quant au message global, il est plein d’humour, d’amour et de tolérance sur fond de trame sonore tantôt joyeuse, tantôt nostalgique.

Présenté dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs lors du dernier Festival de Cannes, Le tout Nouveau Testament est également le long métrage qui représente la Belgique dans la course à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Original, poétique et complètement décalé, ce film de 110 minutes est suffisamment bien fait pour générer la curiosité et susciter l’adhésion.

Note : 3,5 sur 5

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