Les applications une clef pour un comportement sain?

Les applications une clef pour un comportement sain?

Les chercheurs de l’Am√©rican Heart Association (AHA), ont mis en √©vidence que les applications pour t√©l√©phone intelligent et les capteurs mobiles avaient un potentiel int√©ressant pour am√©liorer la sant√© cardiovasculaire des utilisateurs, notamment en leurs permettant d’adopter une hygi√®ne de vie plus saine.

Aux √Čtats-Unis, d’apr√®s un rapport r√©alis√© par Nielsen en 2014, pr√®s de 1 adulte sur 5 utilise une ou plusieurs applications pour suivre ses donn√©es physiologiques. Les plus utilis√©es sont celles relatives √† l’exercice physique et √† la mesure de la fr√©quence cardiaque.

En 2010, l’American Heart Association a mis au point un programme de pr√©vention cardiovasculaire en sept points (¬ęsimple 7¬Ľ). Quatre comportements de sant√© ont √©t√© cibl√©s: la r√©duction du tabagisme, le poids, l’alimentation saine et la promotion de l’activit√© r√©guli√®re. Et trois indicateurs de sant√© ont √©t√© mis en avant: le taux de glucose, la pression art√©rielle et le taux de cholest√©rol.

Une √©quipe de chercheurs de l’AHA a donc cherch√© √† savoir si ces applications avaient une influence sur la sant√© cardiovasculaire en g√©n√©ral et sur l’un de ces 7 points en particulier.

Pour cela, les chercheurs ont examin√© les √©tudes r√©alis√©es sur ce sujet au cours des 10 derni√®res ann√©es. ¬ęNotre examen comprenait un total de 69 √©tudes qui avaient enqu√™t√© sur l’utilisation des technologies mobiles pour r√©duire les risques de maladies cardiovasculaires. 10 ciblaient la perte de poids, 14 mesuraient l’augmentation de l’activit√© physique, 14 agissaient pour aider √† arr√™ter le tabagisme, 15 √©taient en rapport avec la gestion de la glyc√©mie, 13 avec l’hypertension et seulement 3 se rapportaient au taux de cholest√©rol¬Ľ, pr√©cisent les chercheurs.

Les r√©sultats, publi√©s dans la revue Circulation, ont mis en √©vidence plusieurs points essentiels. Concernant la gestion du poids, les scientifiques ont trouv√© que les personnes qui avaient utilis√© les applications, parall√®lement √† un programme de perte de poids global, √©taient plus susceptibles d’y arriver √† court terme que celles qui avaient essay√© de maigrir par leurs propres moyens.

Par ailleurs, l’√©tude a r√©v√©l√© que l’utilisation d’un programme de remise en forme en ligne aidait les utilisateurs √† augmenter l’activit√© physique. M√™me remarque pour le tabac. Les auteurs ont constat√© que l’utilisation d’applications sp√©cialement d√©di√©es doublait de 50 % les chances d’arr√™ter m√™me si 90 % des utilisateurs n’avaient pas encore stopp√© au bout de six mois.

N√©anmoins, √† cause du faible √©chantillon utilis√© pour ces √©tudes, les auteurs concluent qu’il n’y a pas suffisamment de preuves pour affirmer que les technologies mobiles ont un impact direct sur les facteurs de risques.

¬ęCela ne signifie pas qu’elles ne sont pas efficaces¬Ľ, pr√©cise le professeur Lora E. Burke de l’Universit√© de Pittsburgh, aux √Čtats-Unis, dans un communiqu√© de l’AHA. ¬ęL’autosurveillance est l’une des strat√©gies de base pour changer les comportements en mati√®re de sant√© cardiovasculaire. Si une application pour t√©l√©phone intelligent peut aider √† am√©liorer le comportement, il faut la garder.¬Ľ

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