Les candidats à la direction du PCC se distancent des valeurs de Kellie Leitch

Les candidats à la direction du PCC se distancent des  valeurs  de Kellie Leitch

La meilleure façon d’assurer la pérennité des « valeurs canadiennes » n’est pas de dépister en amont les immigrants ou les réfugiés qui ne les partageraient pas, mais bien de leur offrir davantage de perspectives économiques, croit Maxime Bernier, candidat à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC).

Le député de Beauce s’est montré peu favorable à la suggestion formulée par son adversaire Kellie Leitch, qui souhaiterait imposer aux candidats à l’immigration un test de valeurs afin de bloquer l’accès à ceux qui auraient des « valeurs anticanadiennes ».

Les candidats à la direction du PCC devront vraisemblablement vivre avec ce débat, Mme Leitch ayant annoncé vendredi dernier que les Canadiens devaient se préparer à l’entendre discuter « plus, et non moins » de ce sujet au cours des prochains mois.

Maxime Bernier a été le premier à devoir se prononcer, mardi après-midi. La conférence de presse qu’il avait organisée à Ottawa – qui devait porter sur le sirop d’érable – a été presque entièrement monopolisée par les questions sur cette proposition controversée de la candidate torontoise.

Le député n’a pas voulu dire si un débat sur cette question sensible pourrait déchirer la formation politique. Il a simplement pris acte que Kellie Leitch l’avait lancé, sans s’avancer sur les conséquences que cela pourrait avoir.

La suggestion de Mme Leitch a été descendue en flammes par un autre candidat à la direction du PCC, Michael Chong. La chef intérimaire de la formation politique, Rona Ambrose, a également signifié son désaccord dimanche dernier en entrevue au réseau CTV.

Lors de la dernière campagne électorale, en 2015, une proposition controversée avait nui aux conservateurs : l’instauration d’une ligne téléphonique de délation pour signaler de présumées « pratiques culturelles barbares ».

Après la défaite électorale, Mme Ambrose s’en était rapidement dissociée. Cela a ensuite était le tour de Mme Leitch : en entrevue à CBC, en avril dernier, la députée ontarienne avait dit, les larmes aux yeux, regretter cette initiative.

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