Les citoyens de L’Ancienne-Lorette rejettent massivement l’entente d’agglomération

Les citoyens de L'Ancienne-Lorette rejettent massivement l'entente d'agglomération

Les Lorettains ont rejeté massivement l’entente sur l’agglomération. Sur les 6163 citoyens qui se sont prononcés dans une consultation postale «non scientifique», 94,3 % se sont prononcés contre.

La consultation a été initiée à l’église de L’Ancienne-Lorette, a rappelé le maire Émile Loranger, mardi en conférence de presse. Les citoyens s’y étaient réunis en grand nombre.

«On a expliqué à la population cette entente. On a répondu à toutes les questions.» Les citoyens ont ensuite été appelés à se prononcer dans une consultation postale.

La Ville a envoyé 13 236 coupons de participation lors de sa consultation qui n’a «pas de valeur légale». Avec la réponse de 6163 citoyens, cela fait un taux de participation de 46,6 %. Un taux que le maire aurait aimé plus élevé. Mais selon lui, l’humeur de la population était déjà claire lors de la rencontre publique à l’église.

«Les citoyens de L’Ancienne-Lorette ont compris qu’on ne peut pas se permettre d’acheter la paix. Ils étaient en désaccord pour qu’on accepte cette entente, à 94 %.»

Dès l’annonce de l’entente, en novembre, le maire Loranger avait décrété qu’elle n’était pas avantageuse pour sa ville et avait indiqué qu’il était contre. Les deux maires des autres membres de l’agglomération, Régis Labeaume à Québec et Sylvain Juneau à Saint-Augustin, avaient entériné l’entente.

Devant les journalistes, il avait vertement critiqué le projet d’entente. «Honnêtement, moi, je pense que ce n’est pas bon. Cette entente-là ne peut être financièrement acceptable pour personne, sauf qu’évidemment, elle est avantageuse pour Québec», avait-t-il lâché.

«Ça faisait plusieurs mois que Québec et Saint-Augustin négociaient cette entente», a-t-il affirmé mardi, ce qui selon lui justifie le fait que Québec est demeurée «inflexible» et «rigide» sur les propositions faites par L’Ancienne-Lorette pour amender l’entente.

Le message n’est pas de se rendre devant le tribunal coûte que coûte, a signalé M. Loranger. Les Lorettains, dit-il, sont ouverts à la discussion et à la négociation. Si une entente qui est à l’avantage de L’Ancienne-Lorette survient, le maire est prêt à laisser tomber ses démarches devant les tribunaux. «Mais on négocie debout et non à genoux. Le message est très clair. Le message est de défendre nos intérêts de la meilleurs façon possible et de se rendre si nécessaire en Cour.»

Le procès doit débuter en décembre 2016.

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