Les constables spéciaux repartent en moyens de pression

Les constables spéciaux repartent en moyens de pression

Les constables spéciaux de la province ont ressorti leurs pantalons multicolores ainsi que leurs t-shirts et casquettes de shérif, après une trêve d’un peu plus de quatre mois.

«Les négociations entre [le syndicat] et le gouvernement sont au point mort, ce qui est absolument inacceptable. Les constables spéciaux sont furieux», affirme sans détour le président du syndicat Franck Perales, dans un communiqué.

Si la reprise de ce moyen de visibilité n’a pas empêché les juges de siéger dans des palais de justice comme Montréal ou Saint-Jérôme, ce ne serait pas le cas à Joliette où des salles ont été temporairement fermées mercredi à cause des uniformes non réglementaires.

À l’Assemblée nationale, les constables ont été avisés qu’ils devaient remettre leur uniforme «par respect» pour les parlementaires, des employés et des visiteurs, sous peine de mesures disciplinaires.

Depuis plus d’un an, ces agents de la paix réclament une valorisation salariale, afin d’être payés au moins autant que les agents de la faune et des contrôleurs routiers. Selon Franck Perales, le plafond salarial d’un constable spécial est établi à environ 55 000 $ par année, après huit ans de service.

Une première vague de «moyens de visibilité» avait été mise en place l’an passé, mais une trêve avait été déclarée en juillet, à la suite d’une rencontre avec le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux.

«[Le syndicat] avait posé un geste de bonne foi pour redonner un nouveau souffle aux négociations [en remettant l’uniforme réglementaire]», indique le communiqué.

Capital politique

Le ministre avait alors salué cette décision en affirmant que ce geste aiderait les communications entre les parties. Mais depuis, c’est le silence radio, déplore le constable spécial Perales, qui accuse le ministre de s’être fait du capital politique «sur le dos» des constables spéciaux.

«Malheureusement, il faut être deux pour négocier et manifestement, nous sommes seuls à la table de négociation», peut-on lire dans le communiqué.

Le port de l’uniforme non réglementaire sera appliqué jusqu’à nouvel ordre. En tout, la province compte environ 350 constables spéciaux. Leur travail consiste principalement à assurer la sécurité dans les palais de justice ainsi qu’à l’Assemblée nationale. Ils sont soumis au code de déontologie policière, ainsi qu’à la loi sur la police.

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