Les funérailles officielles de Gilles Lamontagne auront lieu samedi

Les funérailles officielles de Gilles Lamontagne auront lieu samedi

La Ville de Québec organisera des funérailles officielles pour l’ancien maire Gilles Lamontagne, samedi, à la basilique-cathédrale Notre-Dame, comme elle l’a fait il y a six mois pour Jean-Paul L’Allier.

Les détails de l’hommage qui sera rendu à «Monsieur le maire» ont été rendus publics mercredi après-midi. La famille a consenti à exposer le cercueil de M. Lamontagne en chapelle ardente, avant la cérémonie funèbre.

Les citoyens pourront lui rendre un dernier hommage dans la salle du conseil municipal de l’hôtel de ville vendredi (de 10h à 17h) et samedi (de 9h15 à 10h15), ainsi qu’aux funérailles officielles à 11h. La cérémonie sera présidée par le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec.

Le drapeau de la Ville de Québec restera en berne «jusqu’au crépuscule du jour des funérailles», peut-on lire dans le communiqué envoyé aux médias.

La Ville de Québec avait également organisé des funérailles officielles (civiques) pour la mairesse Andrée Boucher, décédée subitement alors qu’elle était en fonction en 2007.  En 2009, quand l’ex-maire Jean Pelletier est décédé, il n’y avait pas eu de funérailles officielles conformément à ses dernières volontés.

Le maire Labeaume était à Montréal, mardi soir, lorsqu’il a appris le décès de Gilles Lamontagne, âgé de 97 ans. Il devait participer mercredi à une rencontre de l’Observatoire international des maires sur le vivre ensemble. Il est revenu en catastrophe à Québec en pleine nuit. 

Labeaume se sent «orphelin»

Régis Labeaume était visiblement sonné de constater qu’il n’a plus aucun prédécesseur encore en vie. Les départs de Gilles Lamontagne et Jean-Paul L’Allier, à six mois d’intervalle, s’ajoutent à ceux d’Andrée P. Boucher et Jean Pelletier depuis 2007. «Finalement, je me sens un peu orphelin ce matin», a-t-il témoigné lors d’un point de presse mercredi matin.

Compte tenu de l’âge avancé de Gilles Lamontagne, la Ville de Québec avait déjà amorcé sa réflexion avec le Comité de toponymie pour lui rendre hommage, éventuellement, a confié le maire de Québec.

«On a eu à décider pour Mme Boucher et M. Pelletier. Là, il y a M. L’Allier. J’ai déjà eu des discussions avec Mme Mongeau (la veuve de M. L’Allier) et on avait évidemment pensé au maire Lamontagne. Là, on a beaucoup de pain sur la planche», a ajouté M. Labeaume, se gardant bien de préciser le type d’hommage qui pourrait lui être rendu.

Un appui de taille en 2007

M. Labeaume a réitéré, en conférence de presse, toute l’admiration qu’il avait pour Gilles Lamontagne, qui l’avait aidé à prendre les commandes de la mairie en 2007 en l’appuyant publiquement alors qu’il était inconnu du grand public à l’époque. Une telle caution morale avait eu un impact majeur selon lui.

«Le maire Lamontagne, c’est un gars sécurisant pour la population. Il était aimé de toutes les couches de la société. Les gens ne me connaissaient pas mais le monde s’est dit : si le maire Lamontagne nous dit ça, ça doit avoir du bon sens.»

Une intelligence supérieure

«La Ville de Québec vient de perdre une grande personne, un grand sage, une personne admirable. Je l’ai beaucoup aimé. C’était vraiment une intelligence supérieure. Il savait scruter les âmes, c’était assez impressionnant. On a eu des conversations qui m’ont secoué parce qu’il m’avait bien deviné, ainsi que mes démons. Il m’en avait parlé. Il faut être fort pour deviner ça», a-t-il ajouté.

Régis Labeaume n’hésitait pas à le consulter au besoin pour des dossiers courants. M. Lamontagne avait même pris l’habitude de lui remettre son «bulletin». Le maire Labeaume n’a pas voulu en dire plus à ce sujet. «J’vais garder ça pour moi sinon, je vous dirais seulement que dans le cahier, il y avait des anges et des étoiles…»

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