Les libéraux exigent des excuses de Carole Poirier

Les libéraux exigent des excuses de Carole Poirier

Les libéraux exigent des excuses de la part de la députée péquiste Carole Poirier, qui a clairement «dépassé les bornes» en accusant le gouvernement d’encourager la violence envers les femmes.

«Nous avons le devoir d’élever nos débats au-dessus de la partisanerie et en tenant des propos d’une telle gravité, sans le moindre fondement, la députée d’Hochelaga-Maisonneuve banalise la véritable violence que subissent les femmes et détourne l’attention des véritables enjeux», a déclaré mardi la vice-première ministre, Lise Thériault.

Lors de l’étude des crédits budgétaires alloués à la Condition féminine, vendredi, Carole Poirier n’y est pas allée avec le dos de la cuiller pour dénoncer l’impact des mesures d’austérité sur les femmes.

«Ne jouons pas sur les mots. Depuis deux ans, ce gouvernement s’emploie à mettre en uvre des actes de violence et de discrimination sexiste, qui peuvent être physiques, psychologiques, verbaux, économiques, sexuels, sociaux et politiques», a asséné Mme Poirier.

Mardi matin, la députée péquiste a nuancé ses propos en affirmant qu’elle n’avait jamais eu l’intention «de prétendre que le gouvernement posait des gestes de violence physique, bien au contraire». Elle a toutefois maintenu que les politiques d’austérité du gouvernement libéral faisaient «mal aux femmes».

«J’ai utilisé une métaphore malheureuse, mais sur le fond des choses, le gouvernement libéral affecte les femmes du Québec», a-t-elle martelé.

Les nuances apportées par Carole Poirier n’ont toutefois pas suffi pour calmer la colère des libéraux.

Selon la présidente du caucus du Parti libéral, Nicole Ménard, la députée péquiste «a franchi le point de non-retour» en faisant preuve d’une telle «démagogie excessive et malveillante». Elle lui a demandé de retirer ses propos et de présenter des excuses officielles ou, à défaut, de démissionner de ses fonctions de porte-parole de l’opposition officielle en matière de condition féminine.

Mme Ménard a également exhorté le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, à se dissocier des propos tenus par sa députée, ce qu’il a refusé de faire.

«[Mme Poirier] s’est expliquée. Elle a indiqué qu’elle avait utilisé une métaphore malencontreuse. Je pense que la question est réglée», a dit M. Péladeau.Le chef péquiste a à son tour invité les libéraux à «tempérer» leurs propos. Selon lui, les accusations de «démagogie» portées contre Mme Poirier constituent un «dérapage inapproprié». 

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