Les libéraux refusent de débattre de ségrégation dans les lieux de culte

Les libéraux refusent de débattre de ségrégation dans les lieux de culte

Le gouvernement Couillard a refusé de débattre d’une motion condamnant la ségrégation sexuelle dans les lieux de culte.

La députée péquiste Carole Poirier est abasourdie par l’attitude des libéraux. Selon elle, «si on refuse le consentement (pour débattre de la motion), c’est parce qu’on accepte ça».

Dans le texte déposé mardi au Salon bleu, l’élue d’Hochelaga-Maisonneuve demandait aux parlementaires de s’engager à ne pas cautionner la ségrégation entre les hommes et les femmes en fréquentant ouvertement les lieux de culte qui la pratiquent dans le cadre de leurs fonctions.

«On sait très bien que dans des mosquées, les femmes sont séparées des hommes, elles ne sont pas sur le même pied d’égalité que les hommes», insiste Carole Poirier.

Trudeau à la mosquée

Cette motion n’est évidemment pas sans rappeler la récente visite du premier ministre Justin Trudeau dans une mosquée d’Ottawa imposant la séparation des sexes. Présente aussi à l’évènement, sa ministre de l’Environnement, Catherine Mckenna, s’était couvert la tête d’un voile.

Si certains lieux de culte veulent pratiquer cette ségrégation sexuelle, «c’est leur problème, mais nous, comme élus, on n’a pas à cautionner ça par notre propre présence, renchérit la péquiste. Si je vais dans un lieu de culte où les hommes et les femmes n’ont pas les mêmes standards, ne pas le dénoncer, j’en suis complice!»

Mme Poirier refuse de dire si Justin Trudeau cautionne ou non la ségrégation sexuelle en se comportant de la sorte.

« Inadmissible »

Pour la députée caquiste Nathalie Roy, qui a appuyé l’initiative de sa vis-à-vis péquiste, la ségrégation sexuelle est «inadmissible». «Je n’accepte pas qu’il y ait un seul endroit au Canada ou on me refuse d’entrer par la grande porte parce que je suis une femme.»

«S’il y a des gens qui veulent pratiquer des religions, libre à eux, mais de l’imposer aux autres qui ne sont pas de ce culte-là, là, j’ai un problème», ajoute la députée de Montarville.

Impossible de savoir quelles raisons sont à l’origine de ce refus du gouvernement de débattre de la motion. Au bureau de la ministre de la Condition féminine, on nous a référé au cabinet de la ministre de la Justice, qui n’a pas rappelé notre Bureau parlementaire.

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