Les policiers de la SQ décèdent 15 ans plus jeunes que les autres Québécois

Les policiers de la SQ décèdent 15 ans plus jeunes que les autres Québécois

Les policiers de la Sûreté du Québec décèdent en moyenne 15 ans plus tôt que l’espérance de vie des Québécois, selon une étude réalisée à l’initiative de leur association et résumée jeudi matin dans le quotidien Le Soleil.

En regardant la liste des policiers disparus avec leurs âges, certains ont remarqué que les octogénaires étaient peu nombreux. L’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) a été suffisamment intriguée pour enquêter.

L’APPQ a épluché les données sur l’assurance vie et l’assurance médicaments de ses membres. Au cours des 13 dernières années, l’âge moyen de décès est d’un peu moins que 67 ans, alors que l’espérance de vie au Québec est d’un peu plus de 82 ans.

«Il y a des gens sur le terrain qui n’ont pas aimé ça du tout», a déclaré au Soleil le président de l’Association, Pierre Veilleux. «Il y a un sentiment de panique un peu.»

La firme Aon-Hewitt, spécialisée en assurance, a aussi constaté l’anomalie. Elle a eu le mandat d’enquêter.

Là encore, le constat est préoccupant, toujours selon le texte du Soleil. Il semble que les policiers consomment généralement le double de médicaments, si l’on compare à la moyenne des clients de la firme spécialisée.

Et pourquoi cela’ Est-ce l’alimentation, le sommeil, le stress’ M. Veilleux se pose la question et l’enquête sera approfondie.

Le président de l’association assure que le dévoilement de l’étude n’a aucun lien avec les négociations de conventions collectives en cours.

L’âge de la retraite fait partie de ces négociations, indique Le Soleil.

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