Les syndiqués bloquent les accès à l »Université Laval comme moyen de pression

Les syndiqués bloquent les accès à l''Université Laval comme moyen de pression

Le Syndicat des employés de l’Université Laval (SEUL) a mis sa menace de coup d’éclat à exécution, jeudi matin, alors que ses membres ont bloqués les différents accès au campus de l’Université. L’objectif est d’empêcher la tenue des cours ce matin, a confirmé un porte-parole du syndicat au FM93.

Les syndiqués ont sorti les piquets de grève dès 7 h 30 jeudi matin, en raison de l’échec des négociations entre les employés et l’administration. Les moyens de pression devraient se poursuivre jusqu’à midi.

Mercredi matin, les membres du SEUL ont reçu par courriel un rappel à la solidarité. «La conciliation est un échec. Soyons solidaires: prenons nos pauses et nos heures de dîner complètes», pouvait-on lire dans le bulletin.

Cours maintenus

De son côté, l’Université Laval a indiqué qu’elle souhaite en arriver à une entente, mais se prépare tout de même à un éventuel débrayage. Elle prévoit également que «les cours et les activités académiques seront maintenus» en cas de grève.

Néanmoins, un conflit entre la direction et les employés pourrait compromettre les activités de l’établissement puisqu’aucun laboratoire ne peut fonctionner sans technicien, selon le syndicat.

Ces employés sont en négociation pour le renouvellement de leur convention collective. Ils sont sans contrat de travail depuis mars 2016. Les discussions achoppent principalement sur le régime de retraite et la mobilité du personnel, toujours selon le syndicat.

Recours légaux

Par ailleurs, le SEUL a indiqué mardi dans un bulletin destiné à ses membres qu’il entendait entreprendre des «recours légaux» contre une de ses membres qui s’oppose à la grève et qui a fait circuler une lettre à cet effet sur le campus.

Le syndicat y voit une «campagne de désinformation» pilotée par le vice-rectorat aux ressources humaines, pour qui cette employée syndiquée travaille.

Les membres du SEUL ont voté à 80 % à la mi-décembre pour un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Avec la collaboration de Daphnée Dion Viens, Elisa Cloutier et Pierre-Olivier Fortin

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