Liens entre l’attentat au Métropolis et le discours politique, Barrette s’excuse

Liens entre l'attentat au Métropolis et le discours politique, Barrette s'excuse

Gaétan Barrette s’est excusé pour avoir fait des liens entre l’attentat du Métropolis et les discours politiques qui doivent être plus modérés.

«Si mes propos ont pu offenser des gens, je tiens sincèrement à leur présenter mes excuses», a lancé le ministre de la Santé mercredi au tout début d’une importante conférence de presse sur les soins à domicile.

En matinée, M. Barrette a affirmé que les politiciens doivent modérer leurs discours pour éviter des attentats tels que celui perpétré par Richard Bain au Métropolis, estime Gaétan Barrette.

«Comme politicien, on ne veut pas voir ça arriver. J’aurais aimé ne pas voir ça arriver. Mais c’est la société, quand vous faites trop bouger les choses, des choses comme ça peuvent arriver», a affirmé le ministre de la Santé en anglais mercredi lors d’une mêlée de presse à l’Assemblée nationale.

«C’est malheureux. On doit empêcher ça. On doit s’assurer (comme politiciens) que les arguments que nous utilisons et que les discours que nous donnons sont mesurés», a-t-il ajouté.

Les propos de M. Barrette ont semé la consternation sur les médias sociaux. Le chef par intérim du Parti québécois Sylvain Gaudreault a rapidement dénoncé des «propos inacceptables». D’autres ont suivi.

M. Barrette s’est aussi excusé sur Twitter.

La pression a dû être assez forte puisque M. Barrette a commencé immédiatement son point de presse par des excuses, une chose rarement vue. «Je tiens sincèrement à présenter mes excuses aux gens touchés. Je peux comprendre que ça ait soulevé certaines émotions chez les personnes concernées.»

Mardi, un jury a déclaré Richard Henry Bain coupable du meurtre non prémédité du technicien Denis Blanchette. Le procureur de la Couronne a toutefois souligné que M. Bain s’était également attaqué à la démocratie en tentant d’assassiner la première ministre du Québec Pauline Marois, qui venait d’être élue. Il a affirmé durant le procès que M. Bain était motivé par sa haine des souverainistes et du Parti québécois.

M. Barrette de son côté estime que le geste de M. Bain était sans doute politique, mais qu’il était aussi «psychiatrique».

«On ne faisait pas face à un activiste, à un extrémiste qui soutient depuis longtemps une action politique», a-t-il dit.

«On parle d’un homme, un soir, pour un seul événement», a-t-il ajouté.

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