L’Université Laval revoit à la baisse la rémunération d’après-mandat

L'Université Laval revoit à la baisse la rémunération d'après-mandat

Après avoir soulevé la controverse avec les bonifications d’après-mandat de ses hauts dirigeants, l’Université Laval revoit à la baisse ces conditions pour la nouvelle rectrice, Sophie D’Amours. L’ancienne équipe de direction conservera toutefois ses acquis.

Les conditions de rémunération d’après-mandat de Mme D’Amours seront beaucoup plus modestes que celles consenties à son prédécesseur, Denis Brière, a fait savoir l’Université Laval mardi.

Lorsqu’elle terminera son mandat, Mme D’Amours aura droit à une seule année «de réintégration» pendant laquelle elle recevra le même salaire que lorsqu’elle dirigeait l’université. Aucune bonification salariale ne lui sera accordée par la suite. Sa rémunération sera par ailleurs la même que l’ancien recteur Brière, soit un salaire annuel de 331 000 $.

Or après la fin de leur mandat, les membres de l’ancienne équipe de direction conserveront plutôt 100% à 75% de leur salaire de haut dirigeant pendant six s’ils restent à l’emploi de l’Université.

Décision controversée

En 2014, la décision du conseil d’administration de bonifier les conditions d’après-mandat avait été dénoncée de toutes parts, à la fois sur le campus et à l’Assemblée nationale. Le gouvernement Couillard avait affirmé que cette décision allait à l’encontre des règles en vigueur, allant même jusqu’à amputer la subvention accordée à l’Université Laval de 1,4 million $, soit le coût de cette mesure tel qu’estimé par Québec.

En campagne électorale, Mme D’Amours s’était opposée à cette bonification, demandant au conseil d’administration de revoir la politique de rémunération. Le Journal avait d’ailleurs rapporté à la mi-mai qu’un processus de révision était en cours depuis déjà quelques mois. Cette volte-face du conseil d’administration survient deux semaines à peine après l’entrée en fonction de la nouvelle rectrice, le 1er juin.

«On a entendu les préoccupations de la communauté», a affirmé la présidente du conseil d’administration, Marie-France Poulin, qui n’était pas en poste en 2014. Le contexte a changé depuis, a-t-elle ajouté, puisque la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, a récemment entrepris des travaux afin de mieux encadrer la rémunération des hauts dirigeants dans le réseau universitaire québécois.

Mme Poulin a toutefois précisé qu’à aucun moment le conseil d’administration n’a songé à retirer les bonifications accordées à l’ancienne administration. «Je respecte la décision qui a été prise à l’époque. Maintenant, on regarde à l’avant», a-t-elle lancé.

L’ancien recteur Denis Brière a déjà indiqué au Journal qu’il comptait rester à l’emploi de l’Université Laval au cours des prochaines années.

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