Marc André Coallier m’a brisé le c’ur en 1994. Voici ses excuses (VIDÉO)

Marc André Coallier m'a brisé le c'ur en 1994. Voici ses excuses (VIDÉO)

On est en 1994, j’ai 12 ans, une coupe champignon, une casquette de Walt Disney, des fonds de bouteilles, un t-shirt Vuarnet et je collectionne les trolls de toutes les couleurs.

Mais le plus important, je suis en amour avec Marc-André Coallier du Club des 100 Watts.

Il est mon prince charmant, mon futur mari et mon meilleur ami. Je «buzz» sur Marc-André et je rêve de me réveiller tous les matins de ma vie sur son chest en jouant dans sa fossette de menton.

Vous aurez donc compris mon excitation lorsque ma chère mère, voulant un break de ses trois fils en plein été, a pris la décision de nous envoyer pour une semaine au Club Vacances 100 watts du lac Nominingue. J’allais enfin rencontrer l’amour de ma vie, je n’arrivais pas à y croire. Marc-André allait bel et bien venir visiter les enfants au camp, on l’avait dit à ma mère au téléphone. Pour ceux qui ne le savaient pas, la populaire émission de Radio-Québec (devenu Télé-Québec) avait deux camps d’été, un en ville sur l’île Sainte-Hélène et un autre en pleine nature où les jeunes pouvaient faire de la musique, du sport, et comme moi la tronche de la famille, découvrir les sciences et la nature.

Même si j’allais me faire manger par les «bibittes», dormir sur un lit de camp de mauvaise qualité, chanter des chansons débiles et me baigner dans une eau vaseuse remplie de sangsues, tout ceci valait la peine. Marc-André allait venir me signer un autographe et me faire un câlin et juste ça, ça valait toutes les morsures de mouches à chevreuil du monde.

C’est donc le c’ur rempli d’espoir et la coupe champignon fringante que je me suis dirigé direction Nominingue dans les Laurentides, pour vivre le plus beau moment de ma vie. Tous les jours, l’excitation dans la voix, j’ai demandé aux animateurs si Marc-André allait venir aujourd’hui et on me disait tendrement… «sûrement, il est supposé venir d’ici la fin de la semaine»

Marc-André n’est jamais venu.

Le c’ur en lambeaux et le chèque de ma mère encaissé depuis belle lurette, je suis retourné dans mon sous-sol de Saint-Jean-sur-Richelieu en me jurant de lui en vouloir jusqu’à la fin de mes jours.

Il m’a brisé le c’ur il y a 23 ans et je lui en veux toujours au moment d’écrire ces lignes.

Devenu un homme de 34 ans qui a su se reconstruire après ce drame qui reste à jamais gravé sur mon c’ur, j’ai pris mon courage à deux mains en décidant de téléphoner à mon «ex-flamme» pour régler mes comptes.

«T’étais où Marc-André en 1994 quand je t’attendais au camp du Club Vacances 100 Watts’ »

Aujourd’hui, c’est jour de réconciliation. On enterre la hache de guerre et on fait, ensemble, le move signature des 100 watts. Je peux enfin mourir heureux.

Voici le mea culpa de Marc-André Coallier, probablement le moment le plus touchant du dernier millénaire :

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