Marine Le Pen nous fait la leçon

Marine Le Pen nous fait la leçon

Sous une pluie d’insultes, Marine Le Pen a fait la leçon hier au Canada sur les dangers d’accueillir des réfugiés syriens, en mettant notamment de l’avant le risque de la présence de terroristes parmi les immigrants.

«Vous dites que ces gens-là s’intègrent’ Attendez de voir. Ils viennent d’arriver», a averti la présidente du Front national (FN) français hier matin, à Québec, en marge d’une conférence de presse où se sont multipliées insultes et altercations.

«Ce ne sont pas que 60 ou 80 kg de chair qui arrivent. Un homme, il vient avec ce qu’il est, ses valeurs, sa culture, sa religion, et il va chercher à rejoindre une communauté de gens qui partagent la même culture», poursuit la politicienne controversée.

Selon Mme Le Pen, le Canada et le Québec s’exposent à de grands risques avec l’accueil des réfugiés syriens. «L’État islamique infiltre les terroristes au travers des migrants. Au moins trois des terroristes du Bataclan avaient pris la route des migrants», explique-t-elle.

La présidente du FN n’a pas hésité également à utiliser le terme «faux humanistes» pour commenter la décision du gouvernement Trudeau d’abroger la loi sur la déchéance de nationalité.

«Il existe un danger très important» à vouloir garder des individus radicalisés aux idées jihadistes sur son sol et il n’y a que des «faux humanistes», au prétexte de «la générosité», pour penser le contraire, a-t-elle déclaré.

Si la classe politique québécoise a ignoré sa venue, la présidente du FN admet qu’elle n’a pas non plus «cherché à les voir». «Je ne suis pas venue pour faire la tournée des popotes, des responsables politiques québécois, lance-t-elle. Ils peuvent prendre le micro pour dire on ne veut pas la voir’. Ça tombe bien, je ne leur ai rien demandé.»

L’union des francophones

Mme Le Pen est plutôt venue s’entretenir avec les Québécois pour lancer un appel à l’union des francophones.

«La francophonie et la langue française doivent devenir une force d’émancipation. Et quel meilleur endroit que Québec, qui, après avoir été le c’ur historique du Canada français a perduré comme le c’ur battant de la nation québécoise, pour lancer cet appel», fait valoir Mme Le Pen.

À peine entrée dans la salle pour donner sa conférence de presse, Marine Le Pen a été la cible de nombreuses insultes par des militants du Mouvement anti-FN, dans un chaos qui a même donné lieu à des altercations physiques.

Alors qu’ils ont accédé discrètement à la salle de l’hôtel Marriot de la place d’Youville, les militants n’ont pas laissé Mme Le Pen dire un mot à son arrivée et se sont attaqués verbalement à elle.

«Raciste, facho; tolérance zéro», ont-ils d’abord scandé. 

Ils ont aussi crié «Québec emmerde le Front national». S’en sont suivi des altercations physiques, sans conséquence grave toute­fois. Une fois le calme revenu, un militant s’est adressé à Mme Le Pen. «On vous emmerde», a-t-il lancé. La présidente du FN a répondu avec un grand rire. 

«Allez prendre une douche. Les enfants, on va se coucher», a répondu la députée européenne. 

« Une petite minorité »

Elle a d’ailleurs mentionné être habituée à ce genre de perturbation. «Il y a toujours cinq ou six bolchos’ crasseux qui tentent de perturber mes conférences de presse. Peut-être, d’ailleurs, viennent-ils directement de Paris, l’un d’eux semblait être Français, observe-t-elle. C’est une petite minorité, mais qui est obligée de hurler, de vociférer puisqu’ils ne font plus de voix en France», ajoute Mme Le Pen. 

Les militants ont brandi une banderole sur laquelle on pouvait lire «Ici, terre d’accueil, on préfère l’arrivée de milliers d’immigrants que la venue d’une seule raciste».

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