Mauvaise décision

Mauvaise décision

J’aimerais bien que Michel Therrien dévie parfois de la ­tendance actuelle dans la Ligue nationale d’utiliser systématiquement son gardien auxiliaire lorsque le Canadien joue deux matchs en deux soirs.

C’est pratiquement devenu un ­automatisme dans la LNH. Lorsqu’une équipe joue deux matchs en deux soirs, les entraîneurs donnent l’un des deux matchs à leur gardien substitut et ces décisions sont souvent prises à l’avance. Je suis contre toute forme de système automatique, car l’objectif est de gagner et il faut toujours tenir compte du contexte.

Jouer deux matchs en deux soirs dans l’Est n’est pas si éprouvant et lorsque tu as besoin de relancer l’équipe, tu dois utiliser ton meilleur gardien. Lorsqu’on a Carey Price, le meilleur joueur de la Ligue, pourquoi s’en priver’

Je n’ai pas aimé la décision de ­Michel Therrien d’utiliser Montoya, vendredi en Caroline, la veille du duel contre les Maple Leafs de Toronto au Centre Bell.

Relancer son équipe

Je sais que Montoya avait bien joué le 13 novembre à Chicago dans une défaite de 3 à 2. Il s’était bien relevé du massacre de 10 à 0 à Columbus.

Price a perdu son premier match de la saison, mardi à Montréal, contre les Panthers, dans une défaite de 4 à 3 en prolongation.

Ça fait partie du rôle d’un gardien numéro un de relancer son équipe et après deux défaites d’affilée, il ne faisait aucun doute dans mon esprit que le match en Caroline, vendredi, aurait dû être celui de Price.

Montoya a paru plus fragile qu’à Chicago et on connaît le résultat. Le Canadien a perdu un troisième match d’affilée au compte de 3 à 2 même s’il a dominé le match aux tirs au but (33-18). Therrien a d’ailleurs subtilement écorché Montoya après le match en soulignant qu’il avait reçu moins de 20 tirs.

Je comprends que Price ne peut pas jouer 82 matchs et que le plan directeur est de le faire jouer près de 60 matchs, mais c’est la situation de l’équipe qui doit dicter les décisions.

Qui décide

Je me demande comment on en est arrivé à la décision d’utiliser Montoya en Caroline. Je connais bien Michel ­Therrien et lorsqu’il a confiance en un gardien, il l’utilise à outrance. Donc, je pose la question. Qui décide’ Est-ce que c’est Michel Therrien, Marc Bergevin, Carey Price ou Stéphane Waite’

Si Price n’avait pas raté la saison dernière, on aurait moins de questions, mais Price me semble un gardien parfaitement rétabli. On l’a vu à la Coupe du monde et on le voit depuis qu’il est revenu de son infection virale en début de saison.

J’ose croire que Price est capable de jouer deux matchs en deux soirs et, de toute façon, un gardien numéro un doit être capable de le faire. De plus, lorsqu’une équipe connaît des difficultés, son gardien numéro un doit vouloir jouer et montrer à ses coéquipiers qu’il veut aller à la guerre avec eux. Encore faut-il que les entraîneurs pensent de la même façon.

Chose certaine, le mythe d’utiliser obligatoirement deux gardiens lorsque l’équipe dispute deux matchs en 24 heures ne tient pas la route pour moi.

Inversement, ça ne prend pas nécessairement un deux en deux pour utiliser Montoya.

Toutefois, il vient de perdre trois matchs d’affilée et c’est à lui de trouver le moyen de gagner et de donner confiance à ses coéquipiers.

-Propos recueillis par Gilles Moffet

Entrefilets

Le caractère de MontoyaAl Montoya m’a paru plus nerveux, vendredi, en Caroline, alors que l’équipe venait de perdre deux matchs d’affilée. La défaite de 10 à 0 à Columbus a laissé des traces. De plus, il doit apprendre à gérer la pression de remplacer Carey Price et ce n’est pas évident. On sera en mesure ­d’évaluer sa force mentale dans les prochaines semaines.

La fin du « Hamburglar » Andrew Hammond a réalisé quelque chose d’incroyable en 2015 avec les Sénateurs d’Ottawa. Sorti de nulle part, il est devenu imbattable et il a propulsé les Sénateurs vers une place en séries plus qu’improbable. En fin de semaine, il a été placé au ballottage et il n’a pas été réclamé. Ça prouve combien il est difficile de demeurer dans la LNH. Je ne sais pas si on le reverra, mais je crois qu’il aurait dû accepter la période de conditionnement dans la Ligue américaine que lui proposait l’organisation.

10 victoires pour BudajQui aurait prédit qu’à ce stade-ci de la saison Peter Budaj jouerait tous les matchs des Kings de Los ­Angeles et qu’il aurait 10 victoires au compteur’ Je suis tellement content pour mon ancien partenaire au ­Colorado. Il y a deux ans, il m’a dit qu’avec un bébé il préférait jouer dans la Ligue américaine qu’aller dans la KHL et le revoici de retour en grande forme dans la grande ligue. Il fait ce que Devan Dubnyk a fait il y a deux ans avec le Wild du Minnesota.

Ménage à troisJe ne comprends pas le directeur général des Islanders de New York, Garth Snow. Je sais qu’il veut échanger Jaroslav Halak, même s’il forme un duo respectable avec Thomas Greiss. Pourtant, Greiss joue peu et Jean-François Bérubé pas du tout, mais il ne veut pas renvoyer le Québécois dans la Ligue américaine de peur de le perdre au ballottage. Lorsque tu as trois gardiens à chaque entraînement, ça n’aide personne et Snow, un ancien gardien, devrait le savoir.

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