Merci Juliette Gréco

Merci Juliette Gréco

MONTRÉAL – La Maison symphonique était l’écrin idéal pour accueillir, dimanche soir, l’étape montréalaise de la dernière tournée de Juliette Gréco, sobrement intitulée Merci, dans le cadre des Francofolies.

En longue robe de velours noir, la grande dame de la chanson française est apparue toujours aussi élégante et espiègle sur la grande scène, simplement entourée de son mari, le pianiste Gérard Jouannest, et de l’accordéoniste Jean-Louis Matinier.

Après avoir pris le temps de saluer la salle, mains jointes en signe de remerciements au public debout qui l’applaudissait à tout rompre, elle a débuté avec Bruxelles, puis enchainé avec Les Vieux, Le Tango Funèbre, avant de conclure avec Amsterdam. Toutes des chansons de Jacques Brel dont les musiques ont été composées par Gérard Jouannest.

Juliette Gréco a retrouvé une certaine espièglerie enfantine pour chanter ce qui était au départ une simple histoire d’amour entre Un petit poisson, un petit oiseau. Elle ne pouvait pas faire un dernier tour de chant sans inclure deux petits bijoux de Serge Gainsbourg (Accordéon et La Javanaise), et de chanter Ferré (Jolie môme et l’immortelle Avec le temps).

«Je ne devrais pas chanter ça, je le sais, mais c’est plus fort que moi. C’est beau, c’est une belle chanson», a-t-elle expliqué avant d’entamer sa chanson la plus emblématique, Déshabillez-moi.

Du haut de ses 88 ans, Juliette Gréco prouve que sa réputation n’est pas surfaite et qu’elle sait encore et toujours se mettre au service des auteurs et compositeurs qu’elle choisit.

Elle a dit, plus tôt cette semaine en conférence de presse, que pour elle: «une chanson est une petite pièce de théâtre de trois, quatre ou cinq minutes». Force est de constater qu’elle interprète intensément chacune d’entre elles.

Contrairement à ce qu’elle avait annoncé, Juliette Gréco n’a par contre chanté aucune de ses plus récentes chansons, préférant rendre hommage aux grands auteurs qui lui ont offert ses plus grands classiques.

En finale de cet ultime spectacle montréalais, de tout juste une heure, Gréco s’est replongé dans le répertoire de son ami Jacques Brel, avec Je suis un soir d’été, Ces gens-là, La chanson des vieux amants, J’arrive, et pour terminer Ne me quitte pas. Au revoir et merci Mme Gréco!

En première partie, Baptiste W. Hamon a fait découvrir son univers d’auteur-compositeur-interprète inspiré par la chanson réaliste française des années 50 et 60 et influencé par Léonard Cohen.

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