Meurtre, l’accusé aurait été dans une mauvaise passe

Meurtre, l'accusé aurait été dans une mauvaise passe

MONTRÉAL – L’homme accusé d’avoir tué de deux coups de fusil un chauffeur de taxi était dans une «mauvaise passe» et n’avait pas d’argent pour payer la course, selon la théorie de la Couronne présentée ce mardi.

«(Michel Duchaussoy) avait perdu son logement et son domicile», a expliqué Me Geneviève Dagenais de la poursuite au jury, alors que s’ouvrait le procès de l’accusé de 45 ans.

Le soir du 19 novembre 2013, M. Duchaussoy aurait ainsi été vu dans un Tim Hortons avec sa conjointe lorsqu’ils ont appelé un taxi pour se rendre sur la rue Darlington, dans le quartier Côte-des-Neiges, à Montréal.

L’accusé n’avait pas d’argent pour payer les 30 $ environ de la course, mais il avait un fusil de calibre 12 et des munitions, a expliqué la poursuite.

«Avant de descendre du taxi, il a tiré deux coups, a dit Me Dagenais. Le premier a traversé le siège passager, tandis que le deuxième a atteint le chauffeur (Ziad Bouzid) en plein visage.»

Duchaussoy a finalement été arrêté 32 heures plus tard, à Longueuil. Et lors de son interrogatoire, il aurait reconnu être responsable de la mort extrêmement violente du chauffeur qui ne faisait que son travail.

«(L’accusé) était en colère contre certains individus», a expliqué Me Dagenais, sans donner plus de détails.

D’ailleurs, avant le meurtre allégué, une chauffeuse d’autobus de la Société des transports de Montréal l’aurait échappé belle, selon la théorie de la Couronne.

«(Duchaussoy) a pris le bus, il voulait entrer sans payer, et il pensait tuer le chauffeur, a dit Me Dagenais. Mais il s’est avéré que c’était une femme, et il ne voulait pas s’en prendre à une femme. Et malgré qu’il n’ait pas de billet, la chauffeuse l’a laissé entrer dans l’autobus.»

Au total, la Couronne compte faire entendre 17 témoins dans le but de prouver au jury que Duchaussoy devrait être reconnu coupable de meurtre prémédité.

L’accusé est quant à lui représenté par Mes Elfriede Duclervil et Hussein Hassan. La juge Hélène Di Salvo préside ce procès, qui est prévu pour une durée de six semaines, au palais de justice de Montréal.

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