Migration interprovinciale, le Québec a perdu près de 600 000 habitants depuis 1971

Migration interprovinciale, le Québec a perdu près de 600 000 habitants depuis 1971

Le Québec a enregistré une perte nette de près de 600 000 résidents entre 1971 et 2015.

Le Québec a perdu environ 582 000 habitants depuis 44 ans au profit d’autres provinces canadiennes, révèle une étude de l’Institut Fraser dévoilée mardi.

L’Ontario n’a pas échappé à cette migration interprovinciale à la faveur principalement de l’Alberta ou de la Colombie-Britannique, mais dans une bien moins grande mesure.

Depuis 1971, un peu plus de 1,651 million de résidents québécois ont quitté la province pour s’établir ailleurs au pays, alors qu’un peu plus de 1,069 million d’habitants des autres provinces ont choisi de vivre au Québec.

Le Québec est la seule province qui a connu une migration nette négative avec d’autres provinces chaque année de 1971-1972 à 2014-2015. L’émigration vers d’autres provinces a connu son apogée vers la fin des années 1970 avec l’arrivée au pouvoir du Parti québécois et l’exode de nombreux anglophones, pour diminuer progressivement.

«Le plus inquiétant, c’est que ceux qui quittent le Québec sont jeunes et au début de leurs carrières professionnelles. Cette tendance contribue au vieillissement de la population du Québec, et pourrait avoir des ramifications considérables dans les années à venir», a commenté Yanick Labrie, attaché supérieur de recherche à l’Institut Fraser et coauteur de l’étude «La Migration interprovinciale au Canada : Les Québécois votent avec leurs pieds».

Le groupe de réflexion associé à la droite note tout de même que le Québec perd relativement peu de résidents chaque année, alors qu’il n’attire qu’une faible migration provenant des autres provinces canadiennes.

L’étude relève aussi que depuis 2003-2004, le solde migratoire interprovincial négatif de l’Ontario (142 514 personnes) a dépassé celui du Québec (101 497).

«Les provinces qui perdent des habitants pourraient tirer les enseignements du passé récent. Dans les années 1990, la Saskatchewan perdait ses jeunes. Son gouvernement NDP de l’époque a donc voté des politiques économiques faisant la promotion de la croissance, des opportunités et de la compétitivité», a pour sa part indiqué Jason Clemens, vice-président de l’Institut Fraser et également coauteur de l’étude.

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