Motion pour scinder le projet de loi sur la transition énergétique

Motion pour scinder le projet de loi sur la transition énergétique

Le Parti québécois et Québec solidaire promettent de ruer dans les brancards et de déposer une motion pour scinder en deux le projet de loi 106 sur la transition énergétique.

À la veille de la rentrée parlementaire, le Front commun pour la transition énergétique s’est rassemblé dimanche pour réitérer leur demande de scinder ce projet de loi en deux parties.

Ce groupe répète depuis le dépôt du projet de loi, en juin, que la transition énergétique du Québec vers des énergies renouvelables ne devrait pas être abordée dans la même loi que les modalités encadrant l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures.

Composé de groupes écologistes et citoyens, d’élus municipaux et provinciaux, de syndicats, ainsi que de scientifiques, le Front commun s’inquiète notamment que ce projet permette aux compagnies pétrolières d’exproprier pour exploiter les hydrocarbures.

«On ne demande pas la lune, on veut que le gouvernement Couillard écoute la société civile qui s’oppose très largement à ce projet», a indiqué Patrick Bonin, de Green Peace.

«Brasser la cage»

Donc même si le gouvernement libéral est majoritaire et qu’il a le pouvoir d’adopter ce projet sans le scinder, les partis d’opposition peuvent ralentir le processus d’adoption, a rappelé Alain Therrien, porte-parole du PQ en matière d’énergie et de ressources naturelles.

«Si la société civile demande [une scission], et je pense que c’est assez clair, nous allons faire de l’opposition jusqu’à temps que le gouvernement entende raison», a ajouté Manon Massé, porte-parole de QS en matière d’environnement.

M. Therrien compte d’ailleurs inviter la Coalition avenir Québec, qui s’est aussi prononcée en faveur d’une séparation de ce projet de loi, à appuyer la motion qu’il déposera en chambre.

Si le projet est adopté tel quel, il ne marquera que le début d’une mobilisation «beaucoup plus importante», a ajouté M. Bonin, alors qu’il a invoqué une éventuelle contestation de cette loi devant les tribunaux.

Consultation incomplète

Des membres du Front commun ont d’ailleurs rappelé que le processus de consultation n’a pas présenté toutes les facettes des enjeux de l’exploitation des hydrocarbures.

Selon Mme Massé, le gouvernement Couillard a d’ailleurs l’air de vouloir expédier l’adoption de ce projet de loi puisque la commission parlementaire a été menée en seulement quatre jours, en plein été. Environ 35 groupes d’intérêt, sélectionnés par les partis d’opposition, n’ont pas pu venir y exprimer leurs positions.

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