Noyades dans un hôtel, un adulte décède et un enfant dans un état critique

Noyades dans un hôtel, un adulte décède et un enfant dans un état critique

Le père de famille qui s’est noyé dans la piscine de l’hôtel Residence Inn Montréal Westmount mercredi soir était originaire de Boston et était en visite à Montréal avec ses deux enfants.

Photo Le Journal de Montréal, Frédérique Giguère

Son plus jeune fils, Menelik, a également sombré sous l’eau. L’enfant de deux ans est présentement maintenu en vie artificiellement dans un centre hospitalier de la métropole.

William Tchouamou, 36 ans, se trouvait à la piscine de l’hôtel hier soir avec ses deux bambins de deux et cinq ans. Selon nos informations, la petite famille était seule dans l’enceinte de la piscine; aucun autre client ni sauveteur ne s’y trouvait.

Photo courtoisie

William Tchouamou, 36 ans, victime

Pour une raison qui demeure inexpliquée, l’homme et son fils se sont tous les deux retrouvés au fond du bassin d’eau, vers 18 h 30. C’est un autre client, qui aurait entendu la fillette de cinq ans hurler, qui s’est empressé de venir à leur secours. Il a plongé à l’eau pour ramener les deux victimes à la surface.

À l’arrivée des services d’urgence, le père et le bambin se trouvaient tous les deux en arrêt cardiorespiratoire. Ils ont été transportés à l’hôpital, où le décès du père a été constaté. La fillette de cinq ans est saine et sauve.

La mère des enfants, contactée peu de temps après le triste accident, a sauté dans le premier avion en partance de Boston pour venir à Montréal.

«Ohhhh non unbelievable hier […] k’on était au phone today tu n’es plus. I’m so sad pourkoi pourkoi je n’en reviens pas RIp Mon cousin Chéri», a écrit la cousine de M. Tchouamou sur sa page Facebook.

Originaire du Gabon, William Tchouamou est ingénieur de systèmes et spécialiste en technologie de l’information professionnelle. Il oeuvrait depuis 2010 au sein d’EMC, une importante compagnie technologique de Boston, selon sa page LinkedIn.

Photo AGENCE QMI, Erik Peters

Règlementation

L’hôtel a confirmé au Journal qu’il n’y avait jamais de sauveteur assigné à la piscine. Un téléphone d’urgence est plutôt installé sur le mur et celui-ci mène directement à l’accueil de l’établissement, en cas d’urgence. Les heures d’ouverture sont de 5 h 30 à 22 h 30.

Selon le règlement sur la sécurité dans les bains publics, si la piscine est d’une grosseur de moins de 100 m2, l’hôtel n’est pas tenu de confier la surveillance à un sauveteur à proprement dit. Or, un employé de 16 ans et plus qui possède un certificat de soin d’urgence aquatique doit se trouver «dans l’enceinte de la piscine» pendant ses heures d’ouverture.

Si la piscine fait plus de 100 m2, un sauveteur détenant un certificat de la croix de bronze émis par la société de sauvetage doit être présent en tout temps pour surveiller les baigneurs.

Malgré les nombreuses demandes du Journal, l’hôtel n’a jamais voulu divulguer les dimensions de sa piscine.

La direction s’est contenté d’envoyer un bref communiqué de presse.

«Nous sommes profondément attristés par cette tragédie et nos pensées sont dirigées vers la famille et les êtres chers des clients impliqués. Nous comprenons que les autorités ont la situation en mains et nous continuerons à coopérer avec eux dans le cadre de leur enquête. La situation étant entre les mains des autorités, il serait déplacé d’ajouter d’autres commentaires.»

Raynald Hawkins, directeur général de la société de sauvetage, se désole de voir une telle situation. «Je comprends que le papa voulait s’amuser avec ses enfants, mais si j’ai un conseil de prévention à donner, c’est de toujours être plus qu’un adulte, peu importe le lieu de baignade.»

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