On déterrerait notre famille ça pourrait aller jusque-là!

On déterrerait notre famille ça pourrait aller jusque-là!

Une famille de Québec s’inquiète de l’avenir de ses ancêtres enterrés au cimetière Saint-Charles.

C’est qu’elle doit payer 1017,50 $ pour racheter la concession, c’est-à-dire le bail du terrain où sont enterrés les membres de leur famille depuis 1890. Ça doit être fait avant le 31 décembre 2016, sinon la pierre tombale pourrait être retirée. D’après la famille, on les aurait aussi menacés d’exhumer certaines personnes.

«C’est aberrant, c’est inconcevable, puis c’est de jouer avec les émotions des gens, parce que c’est nos êtres chers qui sont là» a témoigné Michelle Dussault Marceau.

«On déterrerait notre famille, ça pourrait aller jusque-là!», a ajouté son conjoint, Yvan Marceau.

Le bail du terrain est échu depuis presque 30 ans, mais la famille se question sur le temps que ça aura pris au cimetière avant de réaliser que le contrat était venu à échéance.

D’autant plus qu’en 2001, lors des funérailles du père d’Yvan Marceau, jamais il n’a été question de concession. Pourtant, le cimetière avait exigé à la famille de rembourser l’entretien du terrain, impayé depuis 10 ans, pour que l’homme soit enterré avec ses êtres chers.

«Jamais le terme concession n’a été avancé ou discuté avec moi, puis on a réglé l’entretien par la suite, pour une perpétuité, c’est-à-dire 99 ans», a expliqué Yvan Marceau.

En remboursant une première somme pour l’entretien du terrain, la famille était convaincue que le dossier était clos.

«D’une manière ou d’une autre, il n’y avait aucune logique de payer l’entretien pour 99 ans sans que je sois propriétaire, ça n’avait aucune logique!», a ajouté M. Marceau.

Puis c’est en février 2016 que la famille a reçu un appel de l’organisation leur expliquant que leur terrain devait être racheté avant la fin de l’année.

Des changements de procédures au cimetière

Du côté du cimetière, il a été impossible d’obtenir un commentaire de la direction qui serait en vacances.

Un employé a tout de même confirmé que des changements avaient été effectués dans les procédures. L’entreprise avait bel et bien arrêté de faire payer les concessions aux familles, mais depuis une dizaine d’années, elle avait recommencé à exiger les paiements.

Le montant en question serait déterminé uniquement par la dimension du terrain. Aucun taux d’intérêt ne serait ajouté à la facture.

«On serait prêt à s’asseoir, puis à régler le dossier, mais sur la base du montant que ça aurait été en 2001», a commenté M. Marceau.

Loin d’être une question monétaire, la famille dénonce davantage le service à la clientèle, et le peu d’information divulgué par le cimetière Saint-Charles.

«Pour moi, quelqu’un qui travaille dans le funéraire, je pense que ça doit être des gens qui respectent les morts (…) Ma belle-s’ur était avec moi lorsque j’ai reçu l’appel téléphonique, et je peux vous dire qu’elle était en pleurs», a dit Michelle Dussault Marceau.

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