Pascal a le c’ur qui bat de bonheur

Pascal a le c'ur qui bat de bonheur

À seulement quelques jours de souffler sa quatrième bougie, Pascal a subi une dernière chirurgie pour réparer son petit c’ur, juste à temps pour célébrer Noël en famille et commencer la nouvelle année du bon pied.

Pascal Gosselin est venu au monde avec une malformation cardiaque. Il n’a qu’un seul ventricule, au lieu de deux. Il aura fallu sept interventions, dont trois opérations majeures, pour corriger le problème. Il a subi la dernière le 7 décembre.

«C’est certain qu’il sera toujours plus à risque de complications, mais le fardeau qui pesait sur lui à la naissance est derrière lui», explique son père, Marcel Gosselin.

«On laisse évoluer les choses. À court terme, on pense qu’il va bien aller. Dans un futur plus éloigné, c’est certain qu’avec sa condition, son c’ur peut s’essouffler davantage», ajoute sa mère, Élisabeth Brochu.

Elle a appris que son fils se développait avec une problématique alors qu’elle était enceinte de 12 semaines. «Les médecins ont vu que c’était une malformation cardiaque à l’échographie, mais ils n’étaient pas capables de dire laquelle. On l’a su à vingt semaines. Ils nous donnaient encore le choix de garder ou non l’enfant, ajoute-t-elle. Quand tu as passé la moitié de la grossesse, tu as déjà un attachement.»

Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc

Opéré à un mois

Pascal est né le 14 décembre, il y a quatre ans, sans trop de complications. «Il est resté une semaine à l’hôpital. Une autre semaine plus tard, le cardiologue l’a revu. Sa saturation n’était pas assez bonne. Pascal a subi sa première opération à un mois et la deuxième, à 11 mois», explique Mme Brochu.

Ces quatre dernières années ont donc été parsemées de séjours à l’hôpital et de séances d’apprentissage sur la condition de Pascal, le tout, sans réelle période de repos. À voir le sourire du garçon aujourd’hui, le tout en valait la peine. «Pascal, aujourd’hui, a une chance. Cet enfant-là pourra aller quelque part dans la vie et contribuer à la société», mentionne le père.

Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc

Grand courage

Il salue d’ailleurs le grand courage de son fils. «Il se laisse soigner avec une grande classe, un grand respect. Il ne fait pas de crise et se laisse faire. Il nous rend très fiers», confie-t-il.

Les parents envisagent positivement l’avenir de Pascal. «Le futur est inconnu, mais les pronostics sont très bons», s’encourage M. Gosselin.

C’ur à ventricule unique
Un c’ur possède normalement deux ventricules
La chirurgie corrective s’appelle l’intervention de Fontan
Elle consiste au raccordement de la veine cave inférieure avec l’artère pulmonaire et à la séparation de cette artère pulmonaire d’avec le c’ur

«Ces choses-là, ce n’est pas fini. Malgré le fait qu’il a eu sa chirurgie, malheureu­sement, on aura peut-être à faire des suivis dans le futur. »

Marcel Gosselin, père de Pascal

«Il y a une statistique qui dit que l’on a deux fois plus de chances d’avoir un autre enfant avec une malformation cardiaque. Il a un petit frère de 10 mois tout à fait normal. »

Marcel Gosselin

«Dans la dernière année, il a commencé à réaliser qu’il n’était pas capable de suivre les autres. C’est à ce moment qu’on lui a expliqué que son petit c’ur avait un problème. Ça n’a jamais vraiment causé de frustration. »

Élisabeth Brochu, mère de Pascal

Étiquettes : , , , ,

Laisser un commentaire