Péladeau ne se voit pas comme un sauveur

Péladeau ne se voit pas comme un sauveur

Alors que de nombreux militants du Parti québécois (PQ) sont leurs espoirs sur lui, le député de Saint- Jérôme et actionnaire majoritaire de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, refuse de se voir comme un sauveur.

QUÉBEC Même si de nombreux militants du Parti québécois (PQ) fondent leurs espoirs sur lui, le député de Saint-Jérôme et actionnaire de contrôle de Québecor, Pierre Karl Péladeau, refuse de se voir comme un sauveur.

«Moi, je ne crois pas au sauveur, certainement pas au Parti québécois», a déclaré M. Péladeau, vendredi matin, en entrevue avec Mario Dumont à LCN.

Le favori parmi les candidats déclarés et pressentis à la direction du PQ a indiqué qu’il poursuivait sa réflexion. Il refuse de se fixer un échéancier pour annoncer s’il se lance ou non dans la course à la succession de Pauline Marois.

Le magnat des médias a reconnu que les attentes élevées à son endroit et son manque d’expérience en politique alimentaient sa réflexion.

«C’est ne pas que ça me fait peur, mais ce sont des questions qui sont légitimes, que je me pose effectivement, a-t-il dit. Vous l’avez mentionné, mon parcours en politique est très récent. Je ne m’attendais pas à ce scénario-là, moi, d’aucune façon, lorsque je me suis présenté.»

Même si les dernières semaines n’ont pas été de tout repos, le député de Saint-Jérôme refuse d’envisager un éventuel départ de la vie politique pour retourner à ses affaires.

«Je ne suis pas têtu, par contre, j’ai eu le bénéfice d’avoir quelques enseignements de mon père, puis comme on dit en québécois, je ne suis pas un lâcheux’», a dit M. Péladeau.

«Je l’ai répété à plusieurs reprises, j’ai l’intention de faire mon mandat comme député de Saint-Jérôme puis je n’ai pas l’intention de changer d’idée, à moins que l’Assemblée nationale veuille m’expulser pour toutes sortes de raisons partisanes», a-t-il ajouté.

Pierre Karl Péladeau a récemment fait l’objet de vives critiques pour être intervenu dans des dossiers liés à Québecor, ses adversaires y voyant un cas flagrant de conflit d’intérêts.

L’Assemblée nationale a également adopté une motion visant à interdire à un député de détenir une majorité d’actions dans une entreprise de presse.

Le Parti libéral, la CAQ et Québec solidaire souhaitent obliger le député péquiste à choisir entre sa carrière politique et les actions qu’il détient dans Québecor.

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