Père de quatre enfants il se réveille sans travail

Père de quatre enfants il se réveille sans travail

Un père de quatre enfants s’est réveillé samedi sans travail comme ses 15 autres collègues après l’incendie qui a ravagé une usine de Lanaudière, quelques semaines avant Noël.

«Si je tombe sur le chômage, le délai d’attente, je ne sais pas c’est quoi. J’ai quatre enfants, il faut que je les nourrisse. On ne peut pas seulement vivre avec un seul salaire», a dit samedi Patrick Tremblay, dessinateur depuis 13 ans chez Asetrail.

Le fabricant de remorques industrielles de Sainte-Émélie-de-l’Énergie a été entièrement consumé par les flammes dans la nuit de vendredi à samedi. Un problème électrique pourrait être à l’origine du brasier, selon le service incendie de la municipalité.

La famille de Patrick Tremblay est doublement touchée par le drame puisque sa belle mère y travaillait elle aussi comme secrétaire.

Plusieurs des 16 employés de l’usine ont appris la nouvelle par les médias au réveil.

«Je me suis habillé tout de suite, j’ai embarqué dans mon auto et je suis allé voir de quoi l’usine avait l’air», a dit

M. Tremblay. Sur place, il a retrouvé d’autres collègues venus constater l’ampleur des dégâts.

«Je voyais mon bureau brûler, tout mon travail, ma documentation partir. Ça a fait un choc, tu ne t’attends pas à ça, disons», a dit le travailleur.

À son retour à la maison, Patrick Tremblay a quand même décoré le sapin de Noël à la demande de ses enfants.

«Nous n’avions pas encore acheté nos cadeaux de Noël, c’est certain que ça aura un impact sur notre budget pour les Fêtes, on ne sait rien de ce qui s’en vient», a-t-il dit.

Le président de l’usine, François Malouin, a pour sa part dit avoir vécu un réveil «brutal». Il s’est toutefois montré confiant face à l’avenir.

«On va faire un plan d’action pour voir comment nous allons orienter la relance de tout ça. Nous avons encore plusieurs belles années devant nous», a-t-il dit.

L’entreprise envisage notamment poursuivre une partie de sa production dans un autre local.

«Mais pour rebâtir une autre usine, je n’ai aucune idée de combien temps il faudra», a dit M. Malouin.

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