Personne ne peut arrêter Uber dit Couillard

Personne ne peut arrêter Uber dit Couillard

Personne ne peut arrêter Uber, le gouvernement du Québec n’a d’autre choix que de s’assurer que l’entreprise respectera les mêmes règles que celles imposées à l’industrie du taxi, a signifié jeudi matin le premier ministre Philippe Couillard.

Uber est arrivé sur le marché avec une nouvelle application technologique qui ne peut être éliminée, a indiqué le chef du gouvernement à l’ouverture du caucus préparatoire des députés libéraux en vue de la session parlementaire qui s’ouvrira le 9 février. «Historiquement, tout mouvement qui a cherché à arrêter un développement technologique a échoué», a plaidé M. Couillard.

Les chauffeurs de Uber vont donc continuer à oeuvrer dans l’illégalité, le temps que le gouvernement tienne la commission parlementaire promise par le ministre des Transports Jacques Daoust et adopte une loi imposant des règles pour tous.

«On doit s’asseoir avec les chauffeurs de taxi, qu’on veut traiter équitablement, avec les autres partenaires pour voir comment on va encadrer ce milieu-là de façon équitable», a insisté M. Couillard.

Les chauffeurs de taxi doivent assumer «une foule de dépenses» que Uber n’a pas à payer ce qui rend la situation inéquitable, reconnaît Jacques Daoust. «Uber n’a pas de permis, ne paie pas de taxes ni d’impôt, ils n’ont pas d’inspection, on n’est pas dans un système équitable.»

Une taxe’

Jacques Daoust songe à imposer une charge financière à Uber ou à ses clients. «L’utilisateur va peut-être avoir une taxe, c’est ce qu’a fait Edmonton. Je veux le tester sur le marché», a indiqué le nouveau ministre des Transports.

«C’est l’utilisateur d’Uber qui ne paie peut-être pas ce qu’il devrait payer parce qu’il bénéficie des avantages (que se donne Uber).»

Québec pourrait aussi se donner des moyens plus persuasifs pour forcer Uber à respecter la future loi. «Les mesures qu’on a prises n’ont pas cessé; on a saisi les véhicules. Mais les outils dont on dispose ne sont peut-être pas suffisants. C’est pour ça qu’il faut qu’on prenne une décision rapidement. La commission parlementaire ne durera pas des mois», a promis M. Daoust.

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