(PHOTOS) Incendie au Mont Tourbillon , ni l’alarme ni les gicleurs n’ont fonctionné

(PHOTOS) Incendie au Mont Tourbillon , ni l'alarme ni les gicleurs n'ont fonctionné

Ni les gicleurs, ni l’alarme n’ont fonctionné, tard mardi soir, quand l’incendie s’est déclaré au Mont Tourbillon, confirme la mairesse de Lac-Beauport. Mercredi matin, le vénérable immeuble n’est plus qu’un tas de ruines fumantes.

Photo Pierre-Olivier Fortin

«C’est un bâtiment historique avec un structure de bois, donc il y avait beaucoup de combustibles à l’intérieur, ça aurait pu faire une différence et retarder la propagation», indique le capitaine du service des incendies de Lac-Beauport, Steve Gadoury, qui a combattu toute la nuit l’un de ses plus gros incendies en carrière.

Photo Sébastien Dubois TVA

Les pompiers n’ont pas entendu d’alarme dans le bâtiment. M. Gadoury ajoute que le central 9-1-1 n’a d’ailleurs reçu aucun appel de compagnie d’alarme.

Photo Pierre-Olivier Fortin

La mairesse de Lac-Beauport Louise Brunet s’est déplacée sur les lieux de l’incendie qui a complètement détruit le chalet du Mont Tourbillon.

En fait, c’est une passante qui a appelé le 9-1-1 après avoir remarqué un «petit filet de fumée», informe la mairesse Louise Brunet.

«C’est un gros morceau qui part, c’est désolant de voir ça», se désole-t-elle. Elle rappelle que le premier ministre Jean Lesage faisait partie du premier groupe d’investisseurs au Mont Tourbillon, en 1962.

Des larmes

Les employés qui se présentent sur les lieux, mercredi matin, peinent à retenir leurs larmes. La directrice générale, Chantal Aubin, y travaille depuis presque 40 ans. «Voir 38 ans en flammes, comme ça, ce n’est pas facile.»

Photo Sébastien Dubois TVA

«Je ressens beaucoup de tristesse de voir une bâtisse comme ça [en cendres], je pensais que les pompiers réussiraient à l’éteindre». Elle était là, la veille, au tout début de l’incendie qui s’est déclaré un peu avant 23h, mardi. Le feu a pris naissance près du casse-croûte.

Photo Pierre-Olivier Fortin

Quand Christine Thomassin est arrivée sur les lieux, elle s’est jetée dans les bras de sa patronne, en larmes. «Ça fait depuis hier soir que je braille.»

Pierre Le Rossignol y travaillait depuis 37 ans, à l’entretien extérieur. Il était en larmes, et ce n’était pas à cause de la fumée. «Voir tout voir ça partir, c’est quelque chose, ce n’est pas facile.»

Le proprio veut reconstruire

Le propriétaire de l’endroit depuis 1978, Michel Noël, a aussi passé la nuit debout. Il est anéanti, mercredi matin, mais indique déjà son intention de «reconstruire rapidement».

Photo Pierre-Olivier Fortin

Les glissades devaient ouvrir vendredi. «La saison allait être exceptionnelle. Y’a de la neige, on avait plein de groupes. Je suis complètement dépassé», admet l’homme d’affaires. Le carnet de réservation était plein pour le temps des Fêtes. Quatre cents personnes devront se trouver un autre endroit pour fêter la Saint-Sylvestre. Pas moins de 1000 personnes avaient réservé pour le brunch du Nouvel An.

Une institution

Presque tout le monde dans la région de Québec a déjà brunché, glissé, fêté, joué au golf ou assisté à un mariage au Mont Tourbillon.

«C’est toute une institution à Lac-Beauport et dans le comté de Chauveau», souligne la députée Véronyque Tremblay, venue faire son tour mercredi matin. «C’est un endroit qui est plein de souvenirs, je ne compte plus le nombre de fois que je suis venue soit souper, veiller ou participer à des brunchs avec ma famille. Pas plus tard que dimanche matin, j’étais ici! Pour moi, c’est tout un choc, ce matin.»

Photo Pierre-Olivier Fortin

La députée Véronyque Tremblay s’est déplacée sur les lieux de l’incendie qui a complètement détruit le chalet du Mont Tourbillon.

Les pompiers de Lac-Beauport, de Sainte-Brigitte, de Stoneham et de Québec ont combattu le brasier toute la nuit ils sont encore nombreux sur les lieux, mercredi matin.

À l’arrivée des premiers pompiers, de la fumée et des flammes étaient visibles à l’arrière du bâtiment. «Dans les premier instants, on a été en mesure de faire une attaque offensive à l’intérieur, mais on a été obligé de rebrousser chemin, vue la propagation assez rapide de l’incendie», raconte le capitaine Gadoury.

Photo Pierre-Olivier Fortin

L’immeuble a été agrandi plusieurs fois et les «structures mixtes» ont compliqué la tâche des pompiers, tout comme les structures de bois.

Mercredi matin, les pompiers ont démoli les derniers murs de briques et la grande cheminée qui tenaient encore debout. Vers 10h30, les ruines fument encore et des foyers d’incendie réapparaissent à mesure que la pelle mécanique démolit la structure, sous le regard mouillé des employés venus assister à la triste scène.

Personne n’a été blessé ou incommodé.

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