[PHOTOS] Un délit de fuite en motoneige qui aurait pu mal se terminer

[PHOTOS] Un délit de fuite en motoneige qui aurait pu mal se terminer

Un motoneigiste originaire de Saint-Nicolas s’estime chanceux de s’être tiré indemne d’un délit de fuite qui aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves. Il souhaite maintenant retrouver celui qui ne s’est jamais arrêté pour lui porter assistance.

Mathieu Faucher se dirigeait vers la résidence de sa copine à East Broughton le 1er janvier lorsque s’est produit l’accident à la hauteur de Sacré-C’ur-de-Jésus. «Je roulais tranquille, je n’étais pas pressé. Je sortais d’un petit croche quand je l’ai vu arriver au loin. Il arrivait vite», se rappelle le jeune homme de 20 ans.

La victime, qui roulait environ à 70 km/h à ce moment, a tout juste eu le temps de se coller le long du sentier, mais le contact était inévitable. «D’après moi il s’en venait à plus de 120-130 km/h. Il est carrément passé dans le milieu du sentier, comme s’il ne m’avait jamais vu», explique Mathieu qui a alors été éjecté de son engin. 

Délit de fuite

«J’ai revolé. Après avoir roulé dans la neige, je me suis levé les yeux et je l’ai vu tourner le coin. Il ne s’est jamais arrêté», raconte le motoneigiste qui s’en est tiré avec une commotion cérébrale sévère et une entorse cervicale.

Il n’en revient pas qu’un autre motoneigiste ait pu le laisser là, sans savoir dans quel état il se trouvait. «Il aurait pu me laisser pour mort et il ne l’aurait jamais su. Avec la motoneige de 800 livres qui est tombée à un pied de moi, il ne manquait pas grand-chose pour que j’y passe, carrément», déplore Mathieu Faucher qui a porté plainte à la Sûreté du Québec. Une enquête a été ouverte depuis.

Comprendre et sensibiliser

Après un passage à l’hôpital, il s’est tourné vers les réseaux sociaux pour retrouver celui qui a fait preuve d’une grande imprudence dimanche dernier. S’il veut parler au conducteur de cette motoneige Yamaha bleue, c’est seulement pour comprendre.

«Le matériel, ça se remplace, mais pas une vie humaine. Est-ce qu’il était en état d’ébriété ou sous l’influence de drogues’ J’aimerais bien lui jaser pour comprendre», soupire celui qui s’estime chanceux de s’en sortir avec des blessures somme toute mineures.

Il espère aussi que son histoire sensibilisera les autres motoneigistes de la région sur les dangers qui les guettent. «J’aurais pu être avec ma blonde. Certains circulent avec des enfants, rappelle Mathieu Faucher. Ces machines-là sont rendues des bombes et certains se foutent de conduire avec les facultés affaiblies. Cette culture doit changer comme ça a changé pour l’alcool au volant.»

– Avec la collaboration d’Henri Ouellette-Vézina

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