Piratage de JPMorgan et Dow Jones, le dernier suspect arrêté à New York

Piratage de JPMorgan et Dow Jones, le dernier suspect arrêté à New York

Les autorités américaines ont arrêté à New York un homme recherché depuis plus d’un an et demi pour avoir co-orchestré une gigantesque attaque informatique contre des institutions financières, dont la banque JPMorgan et l’agence d’informations Dow Jones.

Josua Samuel Aaron, 32 ans, un citoyen américain résidant en Russie, a été appréhendé mercredi en arrivant depuis Moscou à l’aéroport J.F. Kennedy. Il devait être présenté jeudi à la juge fédérale Laura Taylor Swain à Manhattan pour être formellement inculpé.

M. Aaron était le dernier suspect recherché dans cette affaire qui avait mis en évidence la fragilité des entreprises, y compris des plus grandes banques, face au piratage informatique.

Quatre autres personnes avaient déjà été arrêtées dans cette affaire en juillet 2015, dont Gery Shalon et Ziv Orenstein, des citoyens israéliens appréhendés en Israël et qui devaient être extradés vers les États-Unis.

Un porte-parole du procureur fédéral de Manhattan a cependant refusé jeudi de préciser s’ils étaient arrivés aux États-Unis.

Anthony Murgio, résident américain, et Yuri Lebedev avaient eux été arrêtés à leur domicile respectif en Floride: ils sont accusés d’avoir opéré une plateforme d’échanges de bitcoin appelée Coin.mx, qui permettait aux victimes des cyber-attaques commises par les autres inculpés d’acheter des bitcoins pour payer une espèce ce «rançon» en échange de la récupération de leurs données.

Tous risquent des dizaines d’années de prison et plus d’une vingtaine de chefs d’inculpation pour s’être emparés et avoir tiré profit pendant des années des données de plus de 100 millions de clients, dont plus de 76 millions de comptes privés et sept millions de comptes de PME rien que pour la banque JPMorgan Chase.

Outre la banque, douze autres sociétés financières avaient été infiltrées, dont les courtiers américains E*Trade et Scottrade, ainsi que le groupe de médias Dow Jones, maison-mère du Wall Street Journal et de l’agence d’informations financières du même nom.

L’argent ainsi dérobé était versé dans des comptes bancaires domiciliés à Chypre, Hong Kong et en Europe de l’Est, d’après les documents judiciaires.

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