Place des femmes en politique, Québec n’exclut pas de proposer une loi sur la parité

Place des femmes en politique, Québec n'exclut pas de proposer une loi sur la parité

QUÉBEC – L’entourage de la ministre responsable de la Condition féminine, Lise Thériault, ne ferme pas la porte à l’adoption d’une loi qui obligerait les partis provinciaux à présenter au moins 40 % de femmes parmi leurs candidats lors d’une élection.

Lundi, l’attaché de presse de la ministre, Karl W. Sasseville, a admis que le gouvernement explorait les différentes possibilités qui s’offrent à lui.

«La future stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes, dont le lancement est prévu pour 2017, se penchera sur la question de la place des femmes en politique», s’est contenté de préciser M. W. Sasseville.

Il a indiqué ne pas être en mesure de répondre «par oui ou par non» à la possibilité qu’une telle loi soit défendue par Mme Thériault. Il a toutefois tenu à rappeler que l’égalité entre les hommes et les femmes «doit transparaître dans toutes les sphères de notre société, incluant au sein de nos institutions politiques».

Mme Thériault est présentement en mission économique et politique au Japon. En raison du décalage horaire, il n’a pas été possible d’obtenir une entrevue.

La parité en politique provinciale a récemment refait surface dans l’actualité depuis qu’un regroupement d’ex-parlementaires, mené par l’ancienne ministre péquiste Marie Malavoy, a fait un plaidoyer en sa faveur.

En octobre 2015, le Conseil du statut de la femme avait d’ailleurs publié un avis qui recommandait que la Loi électorale du Québec soit modifiée pour obliger les partis à «recruter un minimum de 40 % et un maximum de 60 % de candidates et de candidats».

Présentement, 29 % des sièges à l’Assemblée nationale sont occupés par des femmes.

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