Pont de Québec, Labeaume rappelle à Trudeau sa promesse électorale

Pont de Québec, Labeaume rappelle à Trudeau sa promesse électorale

Mécontent de la position d’Ottawa qui renvoie la balle au provincial pour la peinture du pont de Québec, Régis Labeaume a rappelé à Justin Trudeau sa promesse électorale. «Il n’est pas question d’abandonner.»

Le maire de Québec s’est retrouvé mardi matin dans une atmosphère tendue en conférence de presse avec le ministre fédéral de la Famille, Jean-Yves Duclos, au lendemain des révélations faites par Le Journal sur les récents développements dans le dossier de la peinture du pont de Québec.

Nous révélions en fin de semaine que, s’appuyant sur le bail signé entre le propriétaire du pont et le gouvernement du Québec, le fédéral a jugé qu’il n’avait pas de moyen juridique de faire payer le CN pour la peinture. Il charge donc le provincial de déterminer si les investissements de 350 à 400 millions $ sont prioritaires.

M. Labeaume n’a pas digéré cette sortie. Pour lui, il n’est «pas question d’abandonner» ni la peinture du pont ni tout autre projet que la Ville voudrait voir financer par les programmes d’infrastructures fédéraux. «Il n’est pas question de rien abandonner parce qu’on a pris la décision de peinturer le pont de Québec. Parce que c’est un engagement électoral et je ne vois pas pourquoi parce qu’on respecte un engagement électoral, on laisserait tomber autre chose.»

Le maire a rappelé très clairement sa promesse au gouvernement de Justin Trudeau. Celui-ci avait assuré que d’ici le 30 juin, si aucune solution n’était mise sur la table, il «prendrait ses responsabilités». «On s’attend à ce qu’il prenne ses responsabilités», a martelé Régis Labeaume. «Je ne sais pas de quelle façon, mais que ça finisse par se peinturer.»

Le ministre Jean-Yves Duclos a indiqué que l’information révélée dans Le Journal était sortie «un peu trop tôt», mais que l’interprétation qui y figurait est aussi la sienne. Il n’a pas voulu en dire davantage, insistant sur le fait que son gouvernement «travaille fort jour et nuit» pour parvenir à une solution.

Le maire ne partage pas les vues du ministre sur la situation. «Je ne vois pas les choses de cette façon. Qu’il y ait un bail entre le gouvernement du Québec et le CN, ça va. Mais ce n’est pas la façon dont on envisage les choses. Il y avait un bail et le gouvernement du Québec s’est engagé à investir de l’argent. Ça ne change rien à notre volonté collective de régler le problème.»

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